‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 197 sur 315 · PAR MADEMOISELLE ***, ÂGÉE DE DOUZE ANS · texte numérisé non relu

PAR MADEMOISELLE ***, ÂGÉE DE DOUZE ANS

Am : Où s’en vont rcs gais bergers

Pour les vers, quoi ! vous quittez Les plaisirs de votre âge !

Ma Muse, que vous flattez,

Aux Amours rend hommage.

Ce sont aussi des enfants A la voix séduisante;

Mais, hélas ! vous n’avez que douze ans.

Et moi j’en ai quarante !

r de lauriers?

les arrose, aux chansonniers en impose.

La fleur, orgueil du printemps,

Est le prix qui nous tente.

Mais, hélas! vous n’avez que douze ans,

Et moi j’en ai quarante !

* Le rétablissement du Cabinet noir, où le secret des ’r t^rs

fut tant de fois violé, remonte au régne de Louis XIV. Son successeur se faisait du amusement des révélations scandaletucs qu'on arrachait ainsi au* correspondances particulières.

Apres la Révolution de juillet, le Cabinet noir fut supprimé

Pourquoi parli Le pleurs on Ce uest point One la gloire

Jeune oiseau, prenez l’essor;

Egayez le bocage.

Par des chants plus doux encor Brillez dans un autre âge.

De les inspirer je sens Combien l’espoir m’enchante.

Mais, hélas! vous n’avez que douze ans, Et moi j’en ai quarante !

De me couronner de fleurs,

Oui, vous perdrez l’envie;

Sons des dehors plus flatteurs Vous verrez le génie.

Puissiez-vous pour mon encens Etre alors indulgente !

Mais à peine vous aurez vingt ans,

Que j’en aurai cinquante !

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