‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 28 sur 315 · L’AMI ROBIN · texte numérisé non relu

L’AMI ROBIN

Am : A Iü Monaco.

De tout Cythère Sois le courtier :

On paira bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier!

Robin connaît toutes nos belles,

Et jusqu’où leur prix peut aller.

Messieurs, qui voulez des pucelles.

C’est à Robin qu’il faut parler.

De tout Cythère Sois le courtier :

On p3Îra bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier !

Prodiguons l’or, et des maîtresses De toutes parts vont nous venir :

Car, si nous tenions aux comtesses.

Robin pourrait nous en fournir.

De tout Cythère Sois le courtier :

On paira bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier !

J'ai connu Robin à l’école :

Ce n’était point un libertin ;

Mais il gagnait mainte pistole A nous procurer l’Arétin.

De tout Cythère Sois le courtier :

Un païra bien ton ministère.

13e tout Cytlière Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier!

Quand de prendre femme ii eut l’âge, Il la prit belle exprès pour ça.

Par malheur, la sienne était ‘sase; Mais aussi Robin divorça.

De tout Cythère Sois le courtier :

On païra bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier !

Que le neuf ou le vient vous tente,

Il seia votre fournisseur :

Robin vend sa nièce et sa tante ;

Il vendrait sa mère et sa sœur.

De tout Cythère Sois le courtier :

On païra bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier !

Si je lis bien dans son système,

Vers la cour il marche à grands pas.

Combien de gens qui déjà même - -- Devant Robin ont chapeau bas !

De tout Cythère Sois le courtier :

On paira bien ton ministère.

De tout Cythère Sois le courtier :

Ami Robin, quel bon métier !

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