‹ Chansons de P.-J. de Béranger 1815-1834Chapitre 48 sur 315 · CHANSON DE NOCE · texte numérisé non relu

CHANSON DE NOCE

CHANTÉE AU MARIAGE UE MON AMI B. WILHEM. . Air : F.h l te cœur à la danse.

Du célibat fidèle appui,

Je vois avec colère L’Amour essuyer aujourd'hui Les larmes de son frère.

Grâces, talents et vertus Ont droit à mille tributs.

Mais un célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n’aura rien à faire Chez de pareils époux.

ÇJ. CHANSONS

Monsieur prend femme, c’est fort bien ;

Il la prend jeune et belle ;

Mais, comptant ses amis pour rien.

Monsieur la prend fidèle.

Il faudra dans cinquante ans Célébrer leurs feux constants.

Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n’aura rien à faire Chez de pareils époux.

Morbleu! qui n’aurait de l’humeur En pensant que madame De monsieur fera le bonheur,

Bien qu’elle soit sa femme?

Jours de paix et nuits d’amour;

Le diable y perdra son tour.

Nou, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux s On n’aura rien à faire Chez de pareils époux.

Encor si l’Amour avait pris Une dime en cachette !

Mais le plus heureux des maris,

En quittant sa couchette,

Demain se pavanera Et les mains se frottera...

Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux î On n’aura rien à faire Chez de pareils époux.

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