L’OPINION DE CES DEMOISELLES
Cent-Jonrs, mai
AiH ■ (Nom d'uu clurn, j’teu» être épicurien.
Quoi î c’est donc bien vrai qu’on parie Qu’ l’emi’mi va tout r’mettre chez nous Sens sus d’ssous?
L’ Palais-Royal, qu’est not’ patrie,
S’en réjouirait ;
Chacun son intérêt;
Aussi point d’ lille qui ne crie :
Viv’ nos amis,
Nos amis les enu’mis !
D’ uos Français j’ connaissons l’s astuces;
Ils n’ sont pas aussi bons chrétiens Qu’ les Prussiens. 7
Comui’ l’argent pleuvait quand les Russes F’saient hausser d’ prix Tout’s les filles d’ Paris î J’ n’avions pas Y temps d’ chercher nos puces. Viv’ nos amis, !
Nos amis les enu’mis! * •
Mais, puisqu’ils r’vienn’t, faut les attendre.
Je r’verrons Bulof, Titchakof,
Ét Platof; î
140 s CHANSONS-
L' bon Saken, dont Y cœur est si tendre,
Et puis ce cher...
Ce cher monsieur Blücher :
Ils nous donn’ront tout c’ qu’ils vont prendre. Viv’ nos amis,
Nos amis les enn’mis î
Drès qu’ les plum’s de coq vont r’paraitre,
J’ secourons, d’ façon à 1’ faire voir,
•Not’ mouchoir.
Quant aux amants, j’ dois en r’connaitre,
Ça tombe sous 1’ sens,
Au” moins deux ou trois cents.
Pour leur entré’ louons un’ fenêtre.
Viv’ nos amis,
Nos amis les enu’mis!
J’ conviens que d’ certaiu’s honnêt’s femmes
Tout autant qu’ nous en ont pincé L’an passé ;
Et qu’ nos Cosaqu’s, pleins d’ leurs belles flammes Prenaient r chemin Du faubourg Saint-Germain.
Malgré l’ tort qu’ nous ont fait ces dames,
Viv’ nos amis,
Nos amis les enn’mis !
Les affaires s’ront bientôt bâclées,
Si j’en crois un vieux libertin D’ sacristain.
Quand y aurait queuqu’s maisons d’ brûlées, Queuq’s gens d’occis,
C’est 1’ cadet d' nos soucis.
Mais i’ rirai bien si j’ sommes violées,
Viv’ nos amis,
Nos amis les enn’mis}