SUR SON LICENCIEMENT PAU CHARLES X
Am : llaltc-là.
Pour tout Paris quel outrage !
Amis, nous v'ià licenciés.
Est-ce parc' que not' courage Brilla contre leurs alliés?
C'est quelqu' noir projet qui perce.
Morbleu I pour nous prêter s'cours, Il faut qu' chacun d' nous s'exerce.
Du mém' pied partons toujours.
N' cessons pas, (Bis.) Chers amis , d' marcher au pas.
Au lieu d' monter à la Chambre, Nous aurions bien dû, je l'sens.
Des injur's de plus d'un membre D'mander raison aux trois cents.
La Charte qu'on y tiraille Est leur rempart ; mais , au fond , On peut franchir c'te muraille Par les brèches qu'ils y font.
N' cessons pas, Chers amis , d' marcher au pas.
Moitié d' la gard' nationale S' composait d'anciens soldats :
Des braves d' la gard' royale Aussi faisions-nous grand cas.
Sans r ministère, nul doute Qu'on eût pu nous voir quelqu' jour, Dans not' verre, eux hoir' la goutte. Nous, marcher à leur tambour.
N' cessons pas , Chers amis, d' marcher au pas.
Au château faire 1* service Sans cartouch's pour se garder; En voir donner à chaqu' Suisse, En arrièr' ça fait r' garder.
Qui rétrograde se blouse ; Gens d' la cour, sauf vot' respect , Vous risquez quatre-vingt-douze Pour ravoir quatre-vingt-sept.
N' cessons pas , Chers amis, d' marcher au pas.
Nos voix ont paru sinistres :
D' nouveau pourtant il faudra Crier à bas les ministres, Les jésuit's et cuîtera.
Pour son argent j' crois qu' la foule A bien l' droit d' former un vœu ; N'est-c' que quand la maison croule Qu'on permet d' crier au feu ?
N' cessons pas.
Chers amis, d' marcher au pas.
Puisqu' Montrouge nous menace, Et rév' quelqu' Saint-Barthérmy, Préparons-nous, quoi qu'où fasse, A repousser l'ennemi.
Quand vers un' perte certaine L' navire est conduit foU'meut, En dépit du capitaiuc Faut sauver le b;\timent.
N' cessons pas , Chers amis , d' marcher au pasi
CHANSONS DE BERANGER