‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 160 sur 340 · LA FUITE DE L'AMOUR · texte numérisé non relu

LA FUITE DE L'AMOUR

Am

Je vois di'jii se ilt'ploypr to# ailes, Amour; adieu I mon bel âge est passé.

D'un air moqueiir les GrAees infidèles Montrent du doigt mon réilnit drinissiV

S'il tut des jours oit j'ai maudit les arme-, Savais-je, hélas! que tu m'en punirais?

Ah ! plus. Amour, lu nous eauses de larmes. fins. (|uand lu fuis, tu laisses de rejrrets.

CHANSONS DE BER'ANGER

Je reposai^ du sommeil àc l'enfance Lorsqu'à ta voix mes yeux se sont ouverts; Pans la beauté j'adorai ta puissance, Et vins m'offrir de moi-même à tes fers. Si jeune encor j'ignorais tes alarmes, Tes sombres feus, le poison de tes traits. Ah ! plus, Amour, tu nous causes de larmes. Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.

Glacé par l'âge, il se peut que j'oublie Tous les baisers que Rose me donna, Mais non les pleurs versés pour Eulalie , Non les soupirs perdus près de Nina.

Pour bien aimer, l'une avait trop de charmes; Mes vœux pour l'autre ont dû rester secrets. Ah! plus. Amour, tu nous causes de larmes. Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.

Fuis donc, Amour, ma couche solitaire!

Fuis! car déjà tu souris de pitié.

De mes ennuis pénétrant le mystère , Les bras tendus, vers moi vient l'Amitié. Pour l'éloigner fais luire encor tes armes : Ses soins sont doux, mais j'en abuserais ; Car plus. Amour, tu nous causes de larmes. Plus, quand tu fuis, tu laisses de regrets.

CHANSONS DE BERANGER

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