‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 165 sur 340 · LA JEUNE MUSE · texte numérisé non relu

LA JEUNE MUSE

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Af.F.E DE niirZE ANS

Air. : On s'en viint rrs î^ai?; ]irr"rr>?

Peur los ver? , qnni ! vous quittez

Les plaisirs dfi votre àgp !

Ma Muse, que vous flattez,

Aux Amours rend homnias;.^.

Ce. sont aussi des enfants

A la voix séduisante; Mais, liplas! vous n'avez que douze ans.

Et moi j'en ai quarante!

Jeune oiseau, prenez l'essor,

Égayez le bocage ; Par des chants plus doux encor

Brillez dans un autre âge.

De les inspirer je sens

Combien l'espoir m'enchante.

Mais, hélas 1 vous n'avez que douze ans

Et moi j'en ai quarante!

Pourquoi parler de lauriers?

De ple\irs on les arrose.

Ce n'est point aux chansonnier?

Que la gloire en impose.

La fleur, orgueil du printemps.

Est le prix qui nous tente.

Mais, hélas I vous n'avez que douze an-,

Et moi j'en ai quarante!

De me couronner de fleurs,

(lui, vous perdrez l'envie; Sous des dehors plus flatteurs

Vous verrez le génie.

Puissiez-vous pour mon encens

Être alors indulgente !

Mais à peine vous aurez vingt an;,

Que j'en aurai cinquante.

niANSONS r»K RÉRANOER

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