MA DERNIERE (CHANSON
PEHT-KTRK
Am : Eh quoi! vous snmmeillM onrorel (De Fanchon.)
Je n'eus jiiniiiis (l'indiCFérencc Pour l;i ^loiiv du luuii rr.in(;;ùs.
L'étrangvr onvaliil la France, Et je niniidis tous ses succès.
Mais, liiiii i[ui la douleur liouore, Que servira d'avoir gémi?
Puisqu'ici nous rions encore, Aulnnf de pris sur l'ennemi !
CHANSONS DE BERANGER
Quand plus d'un brave aujourd'hui tremble, Moi, poltron, je ne tremble pas.
Heureux que Bacchus nous rassemble Pour trinquer à ce gai repas !
Amis, c'est le dieu que j'implore ; Par lui mou co^ur est affermi.
Buvons gaiement , buvons encore :
Autant de pris sur l'ennemi !
Je possède jeune maîtresse Qui va courir bien des dangers.
Au fond, je crois que la traîtresse Désire un peu les étrangers.
Certains excès que l'on déplore Ne l'épouvantent qu'à demi.
Mais cette nuit me reste encore :
Autant de pris sur l'ennemi!
Mes créanciers sont des corsaires Contre moi toujours soulevés.
J'allais mettre ordre à mes affaires, Quand j'appris ce que vous savez.
Gens que l'avarice dévore, Pour votre or soudain j'ai frémi.
Prêtez-m'en donc, prêtez sncore :
Autant de pris sur l'ennemi !
Amis, s'il n'est plus d'espérance, Jurons, au risque du trépas, Que pour l'ennemi de la France Nos voix ne résonneront pas.
Mais il ne faut point qu'on ignore . Qu'en chantant le cygne a fini.
Toujours Français, chantons encore Autant de pris sur l'ennemi !
CHANSONS DE BERANGER