‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 340 sur 340 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Air : T'en sniivicns-lii? OH Am nouveau île M. I.. AnAUir.

France, je meurs, je meurs; tout me rniiunnre. Mère adorée, adieu. Que ion saint nom Soit le dernier que ma bouclie prononce. Aucun Français t'aiuia-t-il jilus? Oli ! non.

Je t'ai chantée avant de savoir lire, Et quand la Mort nie tient sons son épion , En te chantant mon dernier soiiffle expire. A (ant d'amour donne une larme. Adieu!

CHANSONS DE BERANGER

Lorsque dix rois, dans leur triomphe impie, Poussaient leurs chars sur ton corps mutilé, De leurs bandeaux j'ai fait de la charpie Pour ta blessure, où mon baume a coulé. Le ciel rendit ta ruine féconde ; De te bénir les siècles auront lieu ; Car ta pensée ensemence le monde.

L'Égalité fera sa gerbe. Adieu!

Demi-couché je me vois dans la tombe.

Ah! viens en aide à tous ceux que j'aimais Tu le dois, France, à la pauvre colombe Qui dans ton champ ne butina jamais.

Pour qu'à tes fils arrive ma prière.

Lorsque déjà j'entends la voix de Dieu, De mon tombeau j'ai soutenu la pierre.

Mon bras se lasse ; elle retombe. Adieu !

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