‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 48 sur 340 · LA PRISONNIÈRE ET LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LA PRISONNIÈRE ET LE CHEVALIER

UOiMANCE DE Cil EV A I. K H I K , GEM\E \ L\ MiiL'E

" .Mil s'il passail un chevalier ' Diint k' lonir lui tendre et liilèle, » El ([u'il IricuiiplKÎI (lu geôlier «Qui me retient ilan? la tourelle, « Je bénirais ce chevalier. »

Par là [lassait un cht'\alier A riionneur, à l'anuiur lidèle :

« Dame, dit -il, quel dur geôlier " Aous retient dans cette tourelle?

« l".st-il prélat ou chevalier? »

CHANSONS DE BÉRANGER

0 C'est mon époux, bou chevalier, « Qui veut que je lui sois fidèle , ■t Et qui me laisse, en vieux geôlier, o Coucher seule dans la tourelle, c Délivrez-moi, bon chevalier. »

Soudain le jeune chevalier, A qui son bon ange est fidèle, Trompe les regards du geôlier, Et pénètre dans la tourelle.

Honneur, honneur au chevalier!

La prisonnière au chevalier Fait promettre un amour fidèle , Puis se venge de son geôlier

Sur le grabat de la tourelle.

Soyez hcureuï, beau chevalier!

Alors et dame et chevalier, Sautant sur un coursier fidèle, Vont au nez du niari-gcôlier Jeter les clefs de la tourelle.

Puis , adieu dame et chevalier.

Honneur aux galants chevaliers!

Honneur à leurs dames fidèles!

Contre l'hymen et ses geôliers, Dans les palais, dans les tourelles.

Dieu protégeait les chevaliers.

CHANSONS DE BERANGER

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