‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 80 sur 340 · MON HABIT · texte numérisé non relu

MON HABIT

\in ilii vancloviUc ilc IHVrncc.

Sois-moi fulMe, o pauvre haliit i[no j'iiiiiic!

Ensemble nnus devonniis vieux.

Depuis dix ans je te brosse moi-inènie.

Et Socrate n'eût pas l'ait mieux.

Quand \o sort à ta mince i^tofFo Livrerait de nouveaux combats,

Imite-moi, résiste en pliibisophe ;

Mon vieil ami , ne nous séparons pas

CHANSONS DE BERANGER

Je me sùuvieus, car j'ai bouue mémoire, Du premier jour où je te mis.

Cr't.iit ma frte. et, pour comble de gloire Tu fus chaulé par mes amis.

Ton indigence, qui m'houore, Ne m'a point banni de leurs bras.

Tous ils sont prêts à nous fêter encore :

Mon vieil ami. ne nous séparons pas.

T'ai-je imprégné des flots de musc et d'ambre

Qu'uu fat exhale en se mirant?

M'a-t-ou jamais vu dans une antichambre

T'e.vposer au mépris d'un graud?

Pour des rubans, la France entièro

Fut eu proie à de longs débats; La fleur des champs brille à ta boutonnière : Mon vieil ami , ne nous sc'parons pas.

A ton revers j'admire une reprise :

C'est encore un doux souvenir.

Feignant un soir di? fuir la tendre Lise. Je sens sa main me retenir.

On te déchire, et cet outrage Auprès d'elle enchaîne mes pas.

Lisette a mis deux jours à tant d'ouvrage :

Mon vieil ami, ne nous séparons pas,

Ne crains plus tant ces jours de courses vaines

Oit notre destin fut pareil; Ces jours mêlés de plaisirs et de peines.

Mêlés de pluie et de soleil.

Je dois bientiM , il me le semble ,

Mettre pour jamais habit bas.

Attends un peu; nous flnirons ensemble ; M"n vieil ami, ne nous séparons pas.

CHANSONS DE DERANGER

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