‹ Chansons de P.J. de Béranger, anciennes et posthumes.-Chapitre 83 sur 340 · LA VIVANDIÈRE · texte numérisé non relu

LA VIVANDIÈRE

\ili 'il- WiLHLM. Mit hi-iiiaiii iiDitiii. an |i<iiiit ilii t<mi'. <iii luit lu ^l'-iii-ialr.

Vivandière du régimenl,

C'est Câlin (lu'nu mm' niunnii'.

Je vends, je donne et Itoi;. yaieuienl Mon vin et mon rogomme.

J'ai le iiied leste et l'onl mutin, riutiii, tiuliii. tiiitiu, i-'lin tiiiliii; J'ai le [lied leste et l'œil mutin ; Soldats, voih'i Catîn!

CHANSONS DE BERANGER

Je fus chère à tous nos héros ;

Hélas! combien j'en pleure!

Aussi soldats et généraux

Me comblaient, à toute heure, D'amour, de gloire et de butin , Tintin, tintin, tintiu, r'iin tiutin; D'amour, de gloire et de butin :

Soldats, voilà CatinI

J'ai fait plus que maint duc et pair Pour mon pays que j'aime.

A Madrid si j'ai vendu cher.

Et cher à Moscou même,

J'ai donné gratis à Pantin , Tintin, tintin, tintin, r'iin tintin;

J'ai donné gratis à Pantin :

Soldats, voilà Catin!

J'ai pris part à tous vos exploita En vous versant à boire.

Songez combien j'ai fait de fois Rafraîchir la Victoire.

Ça grossissait son bulletin , Tintin, tintin, tintin, r'iin tintin;

Ça grossissait son bulletin :

Soldats, vnilà Catin!

Uuand au nombre il fallut céder

La victoire infidèle , Que n'avais-je pour vous guider

Ce qu'avait la Pucelle I L'Anglais aurait fui sans butin .

Tintin, tintin, tintin, r'iin tintin; L'Anglais aurait fui sans butin :

Soldats, voilà Catin!

Depuis les Alpes je vous sers;

Je me mis jeune en route.

A quatorze ans, dans les déserts.

Je vous portais la goutte; Puis j'entrai dans Vienne un matin, Tiutin, tintin, tintin, r'iin tintiu; Puis j'entrai dans Vienne un matin :

Soldats, voilà Catin!

Si je vois de nos vieux guerriers

Pâlis par la souffrance , Qui n'ont plus, malgré leurs lauriers,

De quoi boire à la France, Je refleuris encor leur teint , Tintin, tintin, tintin, r'iin tiutin, Je refleuris encor leur teint :

Soldats, voilà Catin!

Do mon commerce et des amours C'était le temps prospère.

A Rome je passai huit jours, Et de notre saint-père

Je débauchai le sacristain, Tintin, tintiu, tintin, r'iin tintin;

je débauchai le sacristain :

Soldats, voilà Catin!

Mais nos ennemis, gorgés d'or, Paieront encore à boire.

Oui , pour vous doit briller encor Le jour de la victoire.

J'en serai le réveil-matin, Tintin, tintin, tintin, r'iin tintin;

J'en serai le réveil-matin :

Soldats, voilà CatinI

CHANSONS DE BERANGER

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