‹ Chansons de P.J. de Béranger (volume 2)Chapitre 62 sur 95 · A L'USAGE DE DEUX OU TROIS MARIS · texte numérisé non relu

A L'USAGE DE DEUX OU TROIS MARIS

Air : Eh, gai, gai, gai, mon officiە'!

Eh , gai, gai, gai, de piqfundisl Ma femme A rendu l'ame.

Eh , gai , gai , gai , de profiindis!

Qu'elle aille en paradis.

A cette ame si chère

Le paradis convient ;

Car suivant ma grand'mère...

Dans l'enfer on revient.

Eh , gai , gai , gai , de prqfundis l Ma femme , A rendu l'ame.

Eh, gai, gai, gai, de prqfundis/ Qu'elle aille en paradis.

Hélas ! le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds ; Mon bonheur fut extrême. . .

Pendant un jour ou deux...

Eh, gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme A rendu l'ame.

Eh, gai, gai, gai, deprofundis!

Qu'elle aille en paradis.

Quoiqu'il fût impossible D'avoir l'air plus malin, Elle était trop sensible, Si j'en crois mon voisin.

Eh, gai, gai, gai, de profundis l Ma femme A rendu l'ame.

Eh, gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis.

Non, jamais tourterelle N'aima plus tendrement, Comme elle était fidèle A son dernier amant!

Eh, gai, gai, gai, de profundis !

Ma femme A rendu l'ame.

Eh, gai, gai, gai, de profundis !

Qu'elle aille en paradis.

Dieu ! faut-il lui survivre !

Me faut-il la pleurer !

Non, non, je veux la suivre...

Pour la voir enterrer.

Eh, gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme A rendu l'ame.

Eh, gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis.

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