‹ Chansons de P.J. de Béranger (volume 2)Chapitre 67 sur 95 · LE GRAND MARCHEUR · texte numérisé non relu

LE GRAND MARCHEUR

Air : Mirliton, mirlilaine.

Je suis un marcheur agile ; J'ai le pied bon, le corps sain.

A la campagne, à la ville, Jour et nuit, je vais grand train.

Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.

Lorsqu'une fille nubile Devant moi trotte à dessein, La poursuivre m'est facile...

Je cours, l'attrape et soudain.

Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.

Dans un sentier difficile^ J'avance la canne en main, Une pucelle indocile Voudrait m'écarter en vain :

Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile, J'enfile droit mon chemin.

Qu'un buveur, amant débile, Marche d'un pas incertain; Moi, pour plaire à ma Lucile, Quoique souvent pris de vin, Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.

Mon médecin, homme habile.

M'ordonne l'air du matin ; Que vingt tendrons à la file Se trouvent dans mon jardin, Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile, J'enfile droit mon chemin.

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