LE GRAND MARCHEUR
Air : Mirliton, mirlilaine.
Je suis un marcheur agile ; J'ai le pied bon, le corps sain.
A la campagne, à la ville, Jour et nuit, je vais grand train.
Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.
Lorsqu'une fille nubile Devant moi trotte à dessein, La poursuivre m'est facile...
Je cours, l'attrape et soudain.
Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.
Dans un sentier difficile^ J'avance la canne en main, Une pucelle indocile Voudrait m'écarter en vain :
Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile, J'enfile droit mon chemin.
Qu'un buveur, amant débile, Marche d'un pas incertain; Moi, pour plaire à ma Lucile, Quoique souvent pris de vin, Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile. J'enfile droit mon chemin.
Mon médecin, homme habile.
M'ordonne l'air du matin ; Que vingt tendrons à la file Se trouvent dans mon jardin, Leste et gai, j'enfile, j'enfile, j'enfile, J'enfile droit mon chemin.
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