LE SOURIRE DE MIREILLE
Dans la montagne et la plaine,
Gités sous les noirs sapins,
J'ai vu notre Alsace pleine
De joyeux Chasseurs-Alpins.
Zou !... quand il faut que l'on cogne
Au cours de rudes assauts,
Ils font gaiement leur besogne
Nos «diables bleus » Provençaux !
Sur l'Yser, parmi les braves De Ronarc'h le fier marin, J'ai vu rire aux heures graves Le gai « moco» plein d'entrain.
Zou!... Vive la «galéjade»
Qui déride le Breton !
C'est un fameux camarade Le fusilier de Toulon!
lÔO
Fils des Côtes provençales.
C'est l'écho de vos Étés, C'est la chanson des cigales — Zou!... que vous nous apportez C'est, descendu des Alpilles Sur un souffle du mistral.
La Gaieté des Roumanilles, Des Daudets... et de Mistral ;
... C'est le Rire dont Mireille Saluera son beau Vincent Quand, le béret sur l'oreille, Il s'en viendra, rougissant.
D'une main robuste et calme Et brunie à l'air des camps Recevoir, d'Elle, la oalme Qui fleurit aux Alyscamps !