‹ Chansons de routeChapitre 40 sur 60 · LE CONVOI DE RAVITAILLEMENT · texte numérisé non relu

LE CONVOI DE RAVITAILLEMENT

Ail Maréchal-des-Logis du Train A. -H. Chauvin LE CONVOI DE RAVITAILLEMENT

Chanson roulante, sur l'air du « Fiacre », de Xanrof '. Solo Chœur

Là-bas. au loin,qu'est-c' qu'on voit ? Ca- hin, Solo

ca - ha, hue! dia, hop- là! Là- bas, au loin

qu'est-c' qu'on voit? Qu'est-ce donc que ce con - voi ?

ï La musique d'accompagnement est éditée par M. G. Ondet, 8j, Faubourg Saint-Denis, Paris.

Là-bas, au loin, qu'esl-c'qu'on voit ?

(Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Là-bas, au loin, qu'est-c' qu'on voit ? Qu'est-ce donc que ce Convoi

Qui se déroule et se tord (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Qui se déroule et se tord Comme un boa constrictor ?

C'est rConvoi d'Ravitaill'ment, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) C'est rConvoi d'RavitaiU'ment :

En v'ià pour deux heur's seul'ment!

Si tu n'es pas trop pressé, Si tu n'es pas trop pressé, Assieds-toi, ça va passer :

Admire un peu les tringlots, (Cahin-caha, hu-dia, hop-là!) Admire un peu les tringlots, Leurs mulets et leurs chevaux ;

Leurs « voitur's de livraison »^ (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Leurs « voitur's de livraison :»

Sortant des meilleur's Maisons;

Pige-moi leurs omnibus, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!)

Pige-moi leurs omnibus Et leurs camions-autobus !

Yen a de toul's dimensions, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Y en a de tout's dimensions Et de toutes les régions :

Ceux d'Bretagne et du Poitou, (Cahin-caha, hu dia, hop là!) Ceux d'Bretagne et du Poitou, Ont des airs naifs comm'tout ;

Ceux de Nice et de Menton (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Ceux de Nice et de Menton Sent'nt le mimosa, dit-on ;

Ceux de Marseille et de Lyon, (Cahin-caha, hu dia, hop-là !) Ceux de Marseille et de Lyon Embaument l'ail et l'oignon ;

Ceux d'Auvergne et du Berry Ont l'air encore ahuri ;

Ceux de Paris, plus fringants, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Ceux de Paris, plus fringants.

Ont des p'tits airs arrogants...

Pourtant, ceux du Bon-Marché (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Pourtant, ceux du Bon-Marché, Sont des étals de boucher ;

Cependant, ceux du Printemps, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Cependant, ceux du Printemps Sont remplis d'haricots blancs ;

Pourtant ceux du Louvre sont...

(Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Pourtant ceux du Loiivrt sont Remplis de boules de son ;

Ceux de la Place Clichy (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Ceux de la Place Clichy Sont pleins de macaroni ;

Ceux du Petit-Saint-Tkomas...

(Cahin-caha, hu dia, hop-là !) Ceux du Petit-Saini-Tliomas De boîtes de << singe», en tas ;

Ceux de la maison Damoy, Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Ceux de la maison Damoy Sont pleins d'excellent « kahoua

En v'ià même un des GaTries En v'ià même un des GaTries Qu'est plein de poudre et de riz ;

En v'ià deux d'ia Ménagère, (Cahin-caha, hu dia, hop-là !

En v'ià deux d'ia Ménagère Pleins de fromag's de Gruvère ;

. . .Mais, tout à coup, patatras !

(Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Mais, tout à coup, patatras!

V'ià l'Convoi dans l'embarras :

D'un camion de chez Potin, (Cahin-caha, hu dia, hop-là !j D'un camion de chez Potin La roue casse avec potin ;

Un camion des Trois-Quartiers, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Un camion des Trois-Quartiers Se brise en quatre quartiers ;

Un de la BeirJardinière, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Un de la Bell' Jardinière, S'enlize au fond d'une ornière ;

La Samaritaine — aïe donc ! — (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) La Samaritaine aïe donc! — S'emboutit dans Pygmalion ;

Un vieux PontSeuf âplâùl, Un vieux Pont-Neuf aiplâùi Un malheureux Gagn'-Petit !...

On répare... et l'on repart (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) On répare... et l'on repart Avec une heur'de retard ;

Malgré la pluie et le vent, (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Malgré la pluie et le vent, La boue, la neige, en avant!...

Roulant, sacrant, nuit et jour, (Cahin-caha, hu dia, hop-là !) Roulant, sacrant, nuit et jour.

Le bon tringlot va toujours

Pour que les «gâs des tranchées (Cahin-caha, hu dia, hop-là!) Pour que les «gâs des tranchées Aient à boire et à manger...

Aussi, crions, mes amis, (Cahin-caha, hu-dia, hop-là!) Aussi, crions, éblouis :

« Vive le Royal-Cambouis! »

Page 1