LA «PETITE MAMAN
Musique nouvelle de THÉODORE BOTREL.
Y'a -vait, chez nous, un p'tit gàs,
Et Ion Ion laire, et Ion Ion la. Y'a-vait chez nous,
un p'tit gâs Qu'aurait vou-lu
se fair' sol-dat...
Mais a - vait peur, en par- tant, Et Ion Ion
laire, et
Ion la. Mais a - vait peur,
en par-tant, De fair' pleurer sa p'tit' ma-
Entre les couplets
man !
Pour finir
man !
Y'avait, chez nous, un p'tit gâs,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la Y'avait, chez nous, un p'tit gâs
Qu'aurait voulu se fair'soldat. . .
Mais avait peur, en partant,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la ■ . Mais avait peur, en partant,
De fair'pleurer sa p'tit'maman !
Elle était veuve d'un marin,
— Et Ion Ion laij'e, et Ion Ion la — Elle était veuve d'un marin,
Et n'avait plus que ce gamin.
Ce grand câlin de seize ans,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la — Ce grand câlin de seize ans
Qui l'appelait : «Ma p'tit'maman» ..
L'gàs soupira tant et tant
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la — L'gàs soupira tant et tant
Dans son lit-clos, des nuits durant, Qu'elle lui dit en souriant,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la — Qu'elle lui dit en souriant :
« Embrass'bien fort ta p'tit'maman ; »
« Embrass'-moi vite et va-t'en,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la — Embrass'moi vite et va-t'en.
Puisque la France, au « front», t'attend ; Elle est ta Mère, mon enfant,
— Et Ion Ion laire, et Ion Ion la — Elle est ta Mère, mon enfant.
Quand, moi, je n'suis qu'ta «p'tit'maman» !