MORALE
Peuple français, la Bastille est détruite,
Et y a z'encor des cachots pour tes fils !...
Souviens-toi des géants de quarante- huile
Qu'étaient plus grands qu' ceuss' d'au jour d'aujourd'hui.
Car c'est toujours 1' pauvre ouverrier qui trinque,
Mêm' qu'on le fourre au violon pour un rien...
C'était tout d' même un bien chouette métingue,
Que le métingu' du métropolitain!
L'ÉLECTEUR EMBARRASSE
L'ÉLECTEUR EMBARRASSÉ
Allegrefto.
CBANT
Près de la por , te Saiut • Mar - tin. Pas. saut la veil . le du scru .
PIANO
Je m'approcbe en di.sant coaim' (;à :
Les can.di . dats, ma foi jta'ea fi . che.Maisy'a du
L'ÉLECTEUR EMBARRASSÉ
Près de la porte Saint-Martin, Passant la veille du scrutin, J'vis un homm' qui collait à plat L'affich' d'un candidat !
Je m'approche en disant comm' ça:
Les candidats, ma foi j' m'en fiche.
Mais y'a du bon sur cette affiche, Votons pour ce citoyen-là !
Un autre homme arrive soudain.
Un grand pot de colle à la main,
Sur le mur il coll' tranquill'ment
Un nouveau boniment!
Je lis le morceau tout entier, Pas fâché d"êt' fixé tout d" même, Je m' dis : Votons pour le deuxième.
Il promet plus d' chos' que V premier 1
Un autre homme arrive à grands pas Avec un tas d' papier sous F bras, Sur le mur il coll' tranquiirment Un nouveau boniment !
Je lis la chose tout du long, Pas fâché d'éf fixé tout d' même Votons plutôt pour le troisième, Il en promet plus que 1' second!
Le colleur s'enfuit tout à coup ; Un autr' s'amène à pas de loup.
Sur le mur il coll" rapid'ment Un nouveau boniment!
Intrigué. je m'approche encor,
Je lis l'affiche et j' dis : Tout d" même
Faut voter pour le quatrième,
C'est un homm" qu'est joliment fort !
Pendant qu" j'étais là 1' nez en l'air, Un homme accourt comme l'éclair; Sur le mur il coll' proprement Encor un boniment !