‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 107 sur 218 · LE CHANT DU LABOUREUR · texte numérisé non relu

LE CHANT DU LABOUREUR

Musique cl'; Vauteur. — r.s.

Ma charrue entame la terre :

Tirez , chevaux , couple si beau ; Le yent agite leur crinière, Il s'engouffre dans mon sarrau ; Et les feuilles qu'il éparpille A mes pieds tombent en sifflant ; L'oiseau se tait sous la charmille :

Quelle musique que le vent !

La moisson , mon Dieu , c'est si frêle : Quand la grêle passe dans l'air , Ah ! préserve-nous de la grêle Pour que le pain ne soit pas cher.

Nous labourons pendant l'automne , Quand le terrain est bien fumé, Pour que la récolte soit bonne Où notre main aura semé.

En guidant ses bètes de somme , L'homme , en sueur , fouille en tout lieu ; Mais après le travail de l'homme , Laissons faire au travail de Dieu.

La moisson , etc.

Sous la neige l'hiver protège Le germe , trésor immortel ; Vient le printemps qui fond la neige, Et le blé croît sous un beau ciel.

La nature , douce et superbe , Met, clans cette heureuse saison, Un rubis à chaque brin d'herbe , Un oiseau dans chaque buisson !

La moisson, etc.

Le soleil dans un ciel limpide

Nous rend les vastes horizons ;

Les cieux , les champs , tout est splendide ,

Quand l'été dore les moissons.

Salut , Dieu de l'agriculture !

Automne , hiver , printemps , été ,

Dans l'atelier de la nature

ïu fais tout pour l'humanité !

La moisson , mon Dieu , c'est si frêle : Quand la grêle passe dans l'air, Ah ! préserve-nous de la grêle Pour que le pain ne soit pas cher.

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