A M. FRANÇOIS DECLERCQ
Komlateiir de l;i laliriiiuc de Porcelaines du faubourg de INiiny, après une visite l'aile à son étaljlihscment.
Air iVAristippe. — 6.
Je veux chanter : la muse est indiscrète ;
Mon cher Declercq , je te trouve en chemin :
Sans hésiter, tu sais que le poète
Prend tous les fruits qui tombent sous sa main, [bi^.]
Où recueillir une moisson plus ample ?
Aux ouvriers , indulgents à ma voix ,
Ta vie est là qui peut servir d'exemple :
Tu fais honneur aux ouvriers Montois. {bis.)
La tâche est rude à celui qui commence : Heur et malheur suivent l'homme de près ; Tu te jetas seul dans la lutte immense Toujours ouverte à tous les intérêts.
Au premier gain que t'offrit la partie , Joignant bientôt du cœur et tes dix doigts , Tu vins ici fonder une industrie :
Tu fuis honneur aux ouvriers Montois.
Dieu te rendra le bien que tu sus faire , Car les meilleurs sont pour lui les plus grands ; Tu lui parais , dans ta raodesto s})hèrc , Bien au-dessus de tous nos conquérants.
C'est par la mort que leur gloire est suivie... Dans un faubourg, chez cVliumbles villageois, Tu répandis labondance et la vie :
Tu fais honneur aux ouvriers Montois.
Ton industrie en chefs-d'œuvre est fertile , Par tes émaux les yeux sont éblouis ; En citoyen de plus en plus utile , D'un produit neuf tu dotes le pays (i). D'autres travaux vont t'arracher peut-être A la fabrique où l'on chérit tes lois : Tes ouvriers n'oublîront pas leur maître ! Tu fais honneur aux ouvriers Montois.
Pour débuter, ici, dans ta jeunesse.
Tu fus , dit-on , serviteur quelque part ; Au préjugé point d'indigne faiblesse :
Sois fier surtout de ton point de départ. Tu répondrais, si, dans ton existence.
Quelqu'un raillait ton métier d'autrefois : » Par le travail j'ai comblé la distance ! ^ Tu fais honneur aux ouvriers Montois.
Novembre 1858.
(Ij Aptvs de longues rcchciclics, M. Dcclcitii il (icrouvcrl , jircs Je Dcaumout, une terre dont il a lait de la tiès-ljcllc pâle de l>oice!aiiie.