AU CERCLE MONTOIS
Air de la treille de sincëriié, — C4.
Pour présider à chaque fête, Cercle Montois, est-ce bien vous Qui venez d'élire un poète ?
Mais les poètes sont des fous, {bis.) Non , le peuple est sage quand même ; Il se souvient d'un mot vainqueur :
Venez à moi, c'est vous que j'aime, Simples d'esprit, simples de cœur.
Ce jour vous lie
A ma folie; Cercle Montois , je vous le dis , Nous irons tous en paradis, (bis.)
Amis, qui dans ce lieu champêtre Faites honneur au chansonnier, Votre égarement est peut-être L'effet d'un charme printanier.
Les champs ont repris leur parure Et promettent riche moisson ; Quand tout chante dans la nature , Sonnez, grelots de la chanson.
Ce jour vous lie, etc.
Plus de remparts ! Mons qui respire Prend l'essor des grandes cités :
Là, c'est le Vauxhall que j'admire ; Ici, nos jardins enchantés.
Des débris de la forteresse , Surgit l'usine aux bras de fer ; Partout travail , gaîté , richesse :
C'est l'Eden qui sort de l'enfer.
Ce jour vous lie, etc.
Rêves de ma jeunesse blonde , Vous inspirez encor mes vers ; Mais à tous les fous de ce monde Puisqu'un jour les cieux sont ouverts , Si notre amitié reste forte , Unis , même après le trépas , Nous prîrons Dieu d'ouvrir la porte A tous les sages d'ici-bas.
Ce jour vous lie
A ma folie ; Cercle Montois , je vous le dis , Nous irons tous en paradis.
Mai 1864.