‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 185 sur 218 · L'OISEAU CHANTEUR · texte numérisé non relu

L'OISEAU CHANTEUR

A PIERRE LA.CHAMBEAUDIE ,

en réponse à ses couplels sur mes dansons cl mes fusils.

Air : Donnez-vous la peine d'attendre. — 30.

Eclios légers des plus doux sons , Ta chansonnette recommande Et mes fusils et mes chansons :

Dieu ! que leur vogue sera grande.

Pourtant ton envoi gracieux , Parlant à mon âme attendrie , De larmes a rempli mes yeux...

En lisant tes couplets joyeux , Tout bas j'ai béni ma patrie, {bis.)

Un oiseau chante avec gaîté , Dans le bois où Dieu lui fit place , La nature et la liberté...

Mais le maître arrive et le chasse.

Sensible , aimant , comme autrefois , Calme comme son innocence , L'oiseau va dans un autre bois Faire entendre sa douce voix :

Le juge , c'est la conscience.

Si loin du nid où le bonheur

Le caressait dans son jeune âge ,

Le tout petit oiseau chanteur

Est un aigle pour le courage.

Ecoutez : ce cœur valeureux ,

S oubliant dans sa mélodie ,

Sourit au destin des heureux...

Amis , ce chantre généreux ,

C'est l'humble et bon Lachambeaudie.

Mans, 28 Avril 1853.

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