AUX FRERES D'ARMES DE L'EMPIRE
COUPLETS
chantés à la Société des Frères d'armes de l'Empire, établie à Mons, le 22 juin 184S, jour de son installation.
Air de la Braba7içonne. — ic.
Unissez-vous , preux que j admire ; La gloire a confondu vos rangs : — Vous êtes soldats de l'Empire :
Quels titres vous semblent plus grands ? Débris d'une invincible armée, Vous fléchiriez, sans l'union, Sous le poids de sa renommée, Vieux soldats de Napoléon !
Pour abattre l'aigle si fière, L'Europe allait tambour battant ; Et, pour vaincre l'Europe entière, Conscrits , vous partiez en chantant !
Quand la mort planait sur vos têtes.
Vous chantiez au bruit du canon :
Les batailles, c'étaient vos fêtes.
Vieux soldats de Napoléon !
Ardents acteurs de l'épopée Que partout le Corse indompté, Du fer de sa puissante épée.
Burina pour l'éternité !
Quel liéros fut à votre taille !
Vous aviez, aux jours d'action, Le monde pour champ de bataille , Vieux soldats de Napoléon !
Combattre au soleil d'Algérie Est le rêve de nos soldats.
Quelques-uns ont vu la patrie Leur crier : Portez-y vos pas !
— A vos beaux fastes militaires Ceux-là surent joindre leur nom :
Vos fils sont dignes de leurs pères, Vieux soldats de Napoléon !
Vieux braves, mêlez quelques larmes A vos épanchements si doux ; Combien de vos compagnons d'armes Déjà ne sont plus parmi vous !
Qu'ils vivent dans votre mémoire, Que vos cœurs soient leur Panthéon :
Ces morts vous ont légué leur, gloire, Vieux soldats de Napoléon !