‹ Chansons. Éd. complète, avec les airs notés et le portrait de l'auteurChapitre 81 sur 218 · LES CAISSES DE RETRAITE · texte numérisé non relu

LES CAISSES DE RETRAITE

LES OUVRIERS NE SONT PAS DES INGRATS. Musique de M. Jules I)enefi-e. — 52.

Bons travailleurs , chantons ; ma lyre est prête Echo du peuple elle doit tressaillir :

On a voté nos caisses de retraite :

Les ouvriers pourront enfin vieillir, {bis). Quand le pouvoir à nos vœux est propice , Lorsque pour nous il ouvre les débats , Nous bénissons un acte de justice.

Les ouvriers ne sont point des ingrats.

ibis.)

Répondez tous au transport qui m anime : Lorsque sa voix monte à l'autorité , Dans l'apostrophe où l'artisan s'exprime , Avec rudesse il dit la vérité. Puisque tout haut il lance la satire, Pourquoi- tout haut ne dirait-il donc pas La vérité quand elle est douce à dire ? Les ouvriers, etc.

Les ouvriers furent , dans un autre âge , Déshérités comme les pauvres noirs :

Quand de leurs droits on déchirait la page. On surchargeait celle de leurs devoirs.

Mais le présent a des jours plus prospères : Que nos enfants soient heureux ici-bas , Nous oublions les tourments de nos pères. Les ouvriers , etc.

Maint peuple encor doit souffrir et se taire Ou le canon répond à ses accents ; Mais la Belgique est une bonne mère Qui veut donner du pain à ses enfants. Qu'on la menace, et que sa voix chérie Fasse un appel à nos cœurs , à nos bras : Le sang d'un Belge est tout à la patrie ! Les ouvriers, etc.

— " Sois la fourmi qui jamais ne gaspille. " Tu vieilliras : fonde ton capital ; » Car l'ouvrier qui chérit sa famille « Ne devra plus mourir à l'hôpital. " — Ah ! chaque mot de ce penser nous charme : Un ange au cœur nous le chante tout bas , Et pour réponse il reçoit une larme !

Les ouvriers, etc.

Vous dont la main tient la puissance humaine , Puisez toujours au sentiment chrétien ; L'ange du mal s'accroupit dans sa haine Quand vous suivez ainsi l'ange du bien. Dans le chemin où sa voix vous appelle Avec ardeur allez porter vos pas :

Dieu vous sourit, et la route est si belle ! Les ouvriers ne sont point des ingrats.

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