PETIT
Musique de Désiré DIHAU
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Lors .que jVn. tends les doux mur .
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iu . res De leurs prin. ta.niè.res chan .
sons , Je vas g-uet ter sous les ra .
. mu . res Les fau.vet tes et les
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. sons :
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lai . ne Mè. lant le brin d'her.be |au
19 Tempo
i-tit a pe . tit Dans le cœur du
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chè - ne, Pe.tit a pe. tit L'CH. seau fait son
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lit a pe.tit L Oiseau tait
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nid!
tit La Mort fait son nid
Lorsque j'entends les doux murmures De leurs printanières chansons, Je vas guetter, sous les ramures, Les fauvettes et les pinsons :
Avec la mousse, avec la laine, Mêlant le brin d'herbe jauni,
Petit à petit Dans le cœur du chêne,
Petit à petit LOiseau fait son nid !
bis
Le jouvenceau, la jouvencelle, A l'aube de leurs dix-sept ans, Comme l'oiseau, comme l'oiselle, Frémissent quand vient le printemps.
N'est-ce pas Dieu Lui-même, en somme, Qui les rassemble et les bénit?
Petit à petit
Dans le cœur de l'homme, Petit à petit i . .
L'Amour fait son nid I )
Mais la route est rude et cruelle A qui veut gravir les sommets Vers l'Idéal qui nous appelle Et que nous n'atteignons jamais ; Mille fois le sort nous assomme. , .
On se redresse à l'infini :
Petit à petit
Dans le cœur de 1 homme, Petit à petit I
L'Espoi-r fait son nid I )
Enfin, un matin l'on s'étonne Que tout soit de neige couvert :
On se croit à peine en automne Que, déjà, l'on est en hiver !
Notre cœur dort son dernier somme.
Et puis notre esprit s'erabrunit :
Petit à petit Dans le corps de l'iiomme,
Petit à petit
La Mort fait son nid
bis
Les Oiseaux-présages
IxKS OISEAUX-PRKSAGKS
Musique de Désiré DIHAU
AlidantinO ^ sajis lenteur
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Au printemps, la blonde Y . von .
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Le ros.si.gnolet jusqu'au jour En chantant:
Doux, doux, lamouret . teULe ros-si.g-nolet jusqu'au
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jour Dou-ceraent berça leur a . mour !
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bleu Dans la vo lie re du Bon Dieu !
OISEAUX-PRÉSAGKS
Au printemps, la blonde Yvonnette Épousa Yannik le marin :
Un beau rossignol en goguette Vint roucouler dans leur jardin ;
Le rossignolet, jusqu'au jour, En chantant : « Doux, doux ! l'amourette ! » Le rossignolet, jusqu'au jour, Doucement berça leur amour I
Eu été, quand un gros navire Emporta Yannik. . . quel émoi !
Mais Yvonne, avec un sourire.
Songeait : « Il est fidèle à moi ! »
Sur son épaule, un vieux coucou Qui chantait: « Coucou! la cornette! Sur son épaule un vieux coucou Vint se reposer tout à coup !
Puis, quand vint le sinistre Automne, Souvent Yvonne s'en allait Écouter le flot monotone Qui gémissait sur le galet:
Un jour, un triste goéland
Qui chantait: « Pleurez, la pauvrette ! »
Un jour, un triste goéland
Dit : <• Ton homme est dans l'Océan ! »
Trois mois d'Hiver, la jeune veuve Pieds nus sur la grève courut ;
Et l'année était encof neuve Quand la pauvre Yvonne mourut :
Le soir même, un affreux corbeau Qui chantait: c Dodo ! j'ai la belle ! Le soir même, un affreux corbeau Vint ricaner sur son tombeau !
Dieu, jugeant que la pauvre femme Avait souffert assez, jadis, Vite envoya quérir son âme Par un oiseau du Paradis :
Yvonne a suivi l'oiseau bleu Qui chantait la Vie éternelle; Yvonne a suivi l'oiseau bleu Dans la volière du Bon Dieu!
Pauv' 'tit Qâs !...