‹ Chansons en sabots: suite de "Chansons de chez nous."Chapitre 35 sur 44 · IO · texte numérisé non relu

IO

Et, le cœur empli de remords,

Je me penchai vers les j-eux morts

De Vaïeule assise à sa porte

Oij, comme dans un vieux miroir,

Un court instant je crus revoir,

Notre Jeunesse à jamais morte !

Puis j embrassai, comme jadis, Un front d'enfant, et je partis Très vite, sans tourner la tête. . .

Mais seul, au bout du grand chemin, Très longtemps, le front dans la main, J ai sangloté. . . comme une bête !. . .

Voilà Pierre-qui-roule !

Vb

YOIUA PIERRE - QUI -ROUIxE!

Musique de Désiré DIHAU.

JiU^P bien décidé

J . J h iJ

Ne vou - laot

m Maî.tre ni Loi, Je m'en vas tout droit de. vant

; y nj J^r

ICI Car j,'ai d'i . nu . sa.bles sou.liers Faits a . vec

'Lj>y A

REFRAIN

te cuir de mes cied* 'jai Ion la ! Gai U

:at=^

^''•1 . la Pier.rf- qui rou . le, Gai Ion

• Pocûril. ^»,

.! Gai !on i-t ! Oui roule et rou - le .ra

Ne voulant ni Maître ni Loi, Je m'en vas tout droit devant moi, Car j'ai d'inusables souliers Faits avec le cuir de mes pieds. . .

REFRAIN

Gai, Ion la ! Gai, Ion la !

Voilà Pierre-qui-Roule !

Gai. Ion la! Gai, Ion la!

Qui roule et roulera !

K Mousse jamais n'amasserai »...

Mais la mousse me gênerait, Car j'ai l'univers pour maison Quand je cours après l'horizon. . .

{an Refrain),

Quand j'ai faim, je trempe un croûton Dans la sauce d'une chanson, Puis me grise, comme un oiseau, Au cabaret du clair ruisseau !

{an Refrain).

Quand je m'éveille, le matin, Je suis tout parfumé de thym ; Lorsque je me couche, le soir, Aux étoiles je dis: « Bonsoir !.. »

{au Refrain\,

Et je ris, en plaignant le sort Des pauvres Riches, cousus d'or.

Qui mourront sans avoir jamais Dormi la nuit dans les forêts...

(.7 M Refrain).

VI {ad m.)

. . . Mourront sans connaître le bruit De l'oiselet rêvant, la nuit; Qui mourront sans jamais avoir Vu l'aube éclairer le ciel noir. . .

(au Refrain).

Ils mourront sans avoir souffert Du chaud, l'été, du froid, l'hiver. . . Mais mourront sans avoir goûté L'ivresse de la Liberté I...

{au Refrain),

Les Guetteurs d'Epaves

Musique de Théodore BOTREL

Ho! le?

g^s\ La Va. gaie dé . men - te [Mo

us a

■il I K- S 1, Il I - ! h I h h f' J

fait signe d'accou.rir, Nous qui vi.vons de la Tu

-men. te Dont tant d'autres vont mou . rirll On

ditqu\inTrois-niàtsGoéletteA mis le Cap ^ur un bri

. sant — :C est une au. mo.ne crue nous jet te L'0 ce REFRAIN *i:^ " "

bra.veSur lerocpoin.tu , QueLle rirhe é.

Plusvite r

pa . \e.^a==:Z- Nous ap^ por.tes - tu Vaj-iante. pour finir ~

Jf N

ous a

p . por - tes • fu*^

Ho ! les gâs ! la Vague démente Nous a fait signe d'accourir, Nous qiii vivons de la Tourmente

Dont tant d'autres vont mourir!

On dit qu'un Trois-mâts-goëlette A mis le cap sur un brisant:

C'est une aumône que nous jette L'Océan !

REFRAIN

Océan !

O toi, que l'on brave Sur le roc pointu, Quelle riche épave Nous apportes-tu ?

Simulant un navire en berne Balançant doucement ses feux, Nous n'attachons plus la lanterne

A la corne de nos bœufs. . .

Mais, si nous sauvons avec joie Le matelot agonisant.

Nous gardons ce que nous envoie L'Océan !

(Jii Refrain),

C'est grâce à ce que tu nous donnes Que nous pourrons, à qui mieux mieux, Parer d'affiqufts nos Yvonnes.

Paj-er du cidre à nos « Vieux »...

Notre Labour est inutile :

La Terre est dure au Paysan ; C'est Toi notre grand Champ fertile, Océan ! ...

{au Rejrain).

iXt

La Meule de foin

hV

Page 1