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Et, le cœur empli de remords,
Je me penchai vers les j-eux morts
De Vaïeule assise à sa porte
Oij, comme dans un vieux miroir,
Un court instant je crus revoir,
Notre Jeunesse à jamais morte !
Puis j embrassai, comme jadis, Un front d'enfant, et je partis Très vite, sans tourner la tête. . .
Mais seul, au bout du grand chemin, Très longtemps, le front dans la main, J ai sangloté. . . comme une bête !. . .
Voilà Pierre-qui-roule !
Vb
YOIUA PIERRE - QUI -ROUIxE!
Musique de Désiré DIHAU.
JiU^P bien décidé
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Ne vou - laot
m Maî.tre ni Loi, Je m'en vas tout droit de. vant
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ICI Car j,'ai d'i . nu . sa.bles sou.liers Faits a . vec
'Lj>y A
REFRAIN
te cuir de mes cied* 'jai Ion la ! Gai U
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^''•1 . la Pier.rf- qui rou . le, Gai Ion
• Pocûril. ^»,
.! Gai !on i-t ! Oui roule et rou - le .ra
Ne voulant ni Maître ni Loi, Je m'en vas tout droit devant moi, Car j'ai d'inusables souliers Faits avec le cuir de mes pieds. . .
REFRAIN
Gai, Ion la ! Gai, Ion la !
Voilà Pierre-qui-Roule !
Gai. Ion la! Gai, Ion la!
Qui roule et roulera !
K Mousse jamais n'amasserai »...
Mais la mousse me gênerait, Car j'ai l'univers pour maison Quand je cours après l'horizon. . .
{an Refrain),
Quand j'ai faim, je trempe un croûton Dans la sauce d'une chanson, Puis me grise, comme un oiseau, Au cabaret du clair ruisseau !
{an Refrain).
Quand je m'éveille, le matin, Je suis tout parfumé de thym ; Lorsque je me couche, le soir, Aux étoiles je dis: « Bonsoir !.. »
{au Refrain\,
Et je ris, en plaignant le sort Des pauvres Riches, cousus d'or.
Qui mourront sans avoir jamais Dormi la nuit dans les forêts...
(.7 M Refrain).
VI {ad m.)
. . . Mourront sans connaître le bruit De l'oiselet rêvant, la nuit; Qui mourront sans jamais avoir Vu l'aube éclairer le ciel noir. . .
(au Refrain).
Ils mourront sans avoir souffert Du chaud, l'été, du froid, l'hiver. . . Mais mourront sans avoir goûté L'ivresse de la Liberté I...
{au Refrain),
Les Guetteurs d'Epaves
Musique de Théodore BOTREL
Ho! le?
g^s\ La Va. gaie dé . men - te [Mo
us a
■il I K- S 1, Il I - ! h I h h f' J
fait signe d'accou.rir, Nous qui vi.vons de la Tu
-men. te Dont tant d'autres vont mou . rirll On
ditqu\inTrois-niàtsGoéletteA mis le Cap ^ur un bri
. sant — :C est une au. mo.ne crue nous jet te L'0 ce REFRAIN *i:^ " "
bra.veSur lerocpoin.tu , QueLle rirhe é.
Plusvite r
pa . \e.^a==:Z- Nous ap^ por.tes - tu Vaj-iante. pour finir ~
Jf N
ous a
p . por - tes • fu*^
Ho ! les gâs ! la Vague démente Nous a fait signe d'accourir, Nous qiii vivons de la Tourmente
Dont tant d'autres vont mourir!
On dit qu'un Trois-mâts-goëlette A mis le cap sur un brisant:
C'est une aumône que nous jette L'Océan !
REFRAIN
Océan !
O toi, que l'on brave Sur le roc pointu, Quelle riche épave Nous apportes-tu ?
Simulant un navire en berne Balançant doucement ses feux, Nous n'attachons plus la lanterne
A la corne de nos bœufs. . .
Mais, si nous sauvons avec joie Le matelot agonisant.
Nous gardons ce que nous envoie L'Océan !
(Jii Refrain),
C'est grâce à ce que tu nous donnes Que nous pourrons, à qui mieux mieux, Parer d'affiqufts nos Yvonnes.
Paj-er du cidre à nos « Vieux »...
Notre Labour est inutile :
La Terre est dure au Paysan ; C'est Toi notre grand Champ fertile, Océan ! ...
{au Rejrain).
iXt
La Meule de foin
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