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faut ' Quand Yann.. ..plus !!!
Quand Yann- la -Goutte s'éveille Il s'asseoit dans son lit- clos, Puis, en lorgnant sa bouteille, S 'met à hurler comme un veau :
« C'est la goutte, la goutte, la goutte.
« C'est la goutte qu'il me faut ! -<
En CHŒUR:
C'est la goutte, la saV goutte, C'est la goutte qu'il lui faut !
Quand Yann -la -Goutte, en prière,
Veut s'adresser au Très- Haut,
Sa pensée est tout entière
Pour Bacchus sur son tonneau ;
« C'est la goutte, la goutte, la goutte, <• C'est la goutte qu'il me faut ! »
En chœur :
C'est la goutte, la sal' goutte.
C'est la goutte qu'il lui faut !
Quand Yann -la -Goutte travaille
Il est fatigué bientôt :
« Mes amis, lorsque je baille,
o Passez -moi le tord -boyaux :
0 C'est la goutte, la goutte, la goutte, << C'est la goutte qu'il me faut ! »
En chœur :
C'est la goutte, la saF goutte, C'est la goutte qu'il lui faut !
Quand Yann -la- Goutte a d'ia goutte
A boire à tir '-larigot,
Il en boit tant qu'ça dégoûte
L' moins dégoûté des poivrots !
C'est d la goutte, d'ia goutte, d'ia goutte, C'est d'ia goutte qu il me faut ! »
En chœur :
C'est la goutte, la saC goutte, C'est la goutte qu'il lui faut'
Quand Vann va porter son vote, Aux grands jours électoraux, Il se flanque un' tell' ribotte Qu'il en reste un mois sur l'dos :
Cest la goutte, la goutte, la goutte, C est la goutte qu'il lui faut !
En chœur :
C'est la goutte, la sal' goutte, Cest la goutte qu'il lui faut !
Yann- la -Goutte a un' bonne âme Il soign' bien ses animaux...
Mais il caresse sa femme Et ses gâs à coups d' sabots !
C'est la goutte, la goutte, la goutte, C'est la goutte qu il lui faut !
En chœur :
C'est la goutte, la saV goutte.
C'est la goutte qu'il lui faut!
Quaud Yann sera mort, bien vite Mettons -le dans le tombeau Sans lui jeter d'eau bénite. . .
"Vous savez qu'il n'aim' pas l'eau :
C'est d'ia goutte, d la goutte, d la goutte,
C est d'ia goutte qu il lui fauL !
En chœur :
C'est la goutte, la sal' goutte, C'est la goutte qu'il lui [nul !
Moralité, mes Gds !
Puisque Yann vient de descendre Chez les grands diables cornus, Amis, jurons sur sa cendre Que nous ne nous soûl'rons plus I
0 Non, la goutte, la sal' goutte, i bis,
<■ Jamais nous ù'en boirons plus 1 1 1 •» \en chœur.
Les Qabariers \\\ ,
Rance
IxKS GABARIERS DK IxA RANGE
Au cher Pa3\s de mon enfance-, Le fier paj-s de Duguesclin, Là-bas, sur les bords de la Rance, Est le vieux bourg de Pleudihen :
Ses gabariers, chaque semaine, Chargent de bois leurs vieux bateaux Et puis la Rance les entraîne Entre ses verdovants coteaux. . .
Refraix
Voguez, voguez, vieille gabare !
Voguez, voguez, au gré du flot,
De Pleudihen à Saint-Malo!
C'est le vieux qui tient la barre
Quand on revient ibis)
De Saint-Malo
A Pleudihen !
Musique de Théodore BOTREL
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guez au gre du lot DePleu-di.hen a Saint Ma.
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Le plus beau marin de la Rance Fut longtemps Jean-le-Gabarier Renommé pour son endurance Au temps qu'il était morutier :
Les jours de grand marché, les filles Venaient lui dire : « Embarquez-nous ! » Et l'on dit que les plus gentilles Lui faisaient toutes les 3-eux doux !...
Refrain Voguez, voguez, belle gabare !
Voguez, voguez, au gré du flot, De Pleudihen à Saint-Malo :
C'est l'Amour qui tient la barre
Quand on revient (bis)
De Saint-Malo
A Pleudihen !
Et voilà qu'un soir de tempête
Les pauvres gens rentraient chez eux
Lorsque le vent maudit les jette
Contre le rocher de Bizeux!...
Et, depuis lors, chaque dimanche
Quand vient à sonner la Mi-Nuit.
On voit une gabare blanche
Qui descend la Rance. . . sans bruit !
Refrain Voguez, voguez, blanche gabare!
Voguez, voguez, au gré du flot.
De Pleudihen à Saint-Malo :
C'est la Mort qui tient la barre
Quand on revient (bis)
De Saint-Malo
A Pleudihen !
Le Grand Lustukru
4ib''
LE GRAKD LUSTUKRU
Vieil air chanté par iM"' G. COLLIER et recueilli par Théodore BOTREL
Allegretto ^ S 1
Eii.ten.dez-voue dans U
piai.neCe bruit ve.nant jus .qu'a nous.
? On d\ - rait un bruit de chaîne Se trai . ^^ , roysteneux . dpcur •'
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grand Lustukru qui p.
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passe et s'en i , r<i Km.pr.r.tant dans sa be
«a.ceTous les p<'-tits oà-Oui ne dorment pas!
Très dcu.T.berct-ur.a rpi-»oii tM.
L n Ion la, Lon ion la, Ion Ion li, ll.ri;
' PourlesC^.^ '4 ,lV...rtVir ^
-a—, ■ t . „-4^.ft4-
Entendez-vous dans la plaine
Ce bruit venant jusqu'à nous ?
On dirait un bruit de chaîne Se traînant sur les cailloux :
C'est le grand Lustukru qui passe.
Qui repasse, et s'en ira Emportant dans sa besace
Tous les petits gâs
Qui ne dorment pas !
Refrain
Loti loti la, Lon loti la, Loti loti la,
lire la.
Loti la!
Quelle est cette voix démente
Qui traverse nos volets ?
Non, ce n'est pas la tourmente
Qui joue avec les galets :
C'est le grand Lustukru qui gronde,
Qui gronde. . . et bientôt rira
En ramassant à la ronde
Tous les petits gâs
Qui ne dorment pas !
fati refrain]
Qui donc gémit de la sorte,
Dans l'enclos, tout près d'ici?
Faudra-t-il donc que je sorte
Pour voir qui soupire ainsi ?
C'est le grand Lustukru qui pleure :
Il a faim et mangera
Crus-tout- vifs, sans pain ni beurre,
Tous les petits gâs
Qui ne dorment pas !
(au refrain)
Qui voulez-vous que je mette Dans le sac au vilain Vieux ?. , .
Mon Doric et ma Jeannette Viennent de fermer les j'eux :
Allez vous-en, méchant homme.
Quérir ailleurs vos repas 1 Puisqu'ils font leur petit somme.
Non, vous n'aurez pas
Mes deux petits gâs 1
iau refrain]
Par le Petit Doigt...