‹ Chansons en sabots: suite de "Chansons de chez nous."Chapitre 42 sur 44 · TT-Q · texte numérisé non relu

TT-Q

faut ' Quand Yann.. ..plus !!!

Quand Yann- la -Goutte s'éveille Il s'asseoit dans son lit- clos, Puis, en lorgnant sa bouteille, S 'met à hurler comme un veau :

« C'est la goutte, la goutte, la goutte.

« C'est la goutte qu'il me faut ! -<

En CHŒUR:

C'est la goutte, la saV goutte, C'est la goutte qu'il lui faut !

Quand Yann -la -Goutte, en prière,

Veut s'adresser au Très- Haut,

Sa pensée est tout entière

Pour Bacchus sur son tonneau ;

« C'est la goutte, la goutte, la goutte, <• C'est la goutte qu'il me faut ! »

En chœur :

C'est la goutte, la sal' goutte.

C'est la goutte qu'il lui faut !

Quand Yann -la -Goutte travaille

Il est fatigué bientôt :

« Mes amis, lorsque je baille,

o Passez -moi le tord -boyaux :

0 C'est la goutte, la goutte, la goutte, << C'est la goutte qu'il me faut ! »

En chœur :

C'est la goutte, la saF goutte, C'est la goutte qu'il lui faut !

Quand Yann -la- Goutte a d'ia goutte

A boire à tir '-larigot,

Il en boit tant qu'ça dégoûte

L' moins dégoûté des poivrots !

C'est d la goutte, d'ia goutte, d'ia goutte, C'est d'ia goutte qu il me faut ! »

En chœur :

C'est la goutte, la saC goutte, C'est la goutte qu'il lui faut'

Quand Vann va porter son vote, Aux grands jours électoraux, Il se flanque un' tell' ribotte Qu'il en reste un mois sur l'dos :

Cest la goutte, la goutte, la goutte, C est la goutte qu'il lui faut !

En chœur :

C'est la goutte, la sal' goutte, Cest la goutte qu'il lui faut !

Yann- la -Goutte a un' bonne âme Il soign' bien ses animaux...

Mais il caresse sa femme Et ses gâs à coups d' sabots !

C'est la goutte, la goutte, la goutte, C'est la goutte qu il lui faut !

En chœur :

C'est la goutte, la saV goutte.

C'est la goutte qu'il lui faut!

Quaud Yann sera mort, bien vite Mettons -le dans le tombeau Sans lui jeter d'eau bénite. . .

"Vous savez qu'il n'aim' pas l'eau :

C'est d'ia goutte, d la goutte, d la goutte,

C est d'ia goutte qu il lui fauL !

En chœur :

C'est la goutte, la sal' goutte, C'est la goutte qu'il lui [nul !

Moralité, mes Gds !

Puisque Yann vient de descendre Chez les grands diables cornus, Amis, jurons sur sa cendre Que nous ne nous soûl'rons plus I

0 Non, la goutte, la sal' goutte, i bis,

<■ Jamais nous ù'en boirons plus 1 1 1 •» \en chœur.

Les Qabariers \\\ ,

Rance

IxKS GABARIERS DK IxA RANGE

Au cher Pa3\s de mon enfance-, Le fier paj-s de Duguesclin, Là-bas, sur les bords de la Rance, Est le vieux bourg de Pleudihen :

Ses gabariers, chaque semaine, Chargent de bois leurs vieux bateaux Et puis la Rance les entraîne Entre ses verdovants coteaux. . .

Refraix

Voguez, voguez, vieille gabare !

Voguez, voguez, au gré du flot,

De Pleudihen à Saint-Malo!

C'est le vieux qui tient la barre

Quand on revient ibis)

De Saint-Malo

A Pleudihen !

Musique de Théodore BOTREL

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Le plus beau marin de la Rance Fut longtemps Jean-le-Gabarier Renommé pour son endurance Au temps qu'il était morutier :

Les jours de grand marché, les filles Venaient lui dire : « Embarquez-nous ! » Et l'on dit que les plus gentilles Lui faisaient toutes les 3-eux doux !...

Refrain Voguez, voguez, belle gabare !

Voguez, voguez, au gré du flot, De Pleudihen à Saint-Malo :

C'est l'Amour qui tient la barre

Quand on revient (bis)

De Saint-Malo

A Pleudihen !

Et voilà qu'un soir de tempête

Les pauvres gens rentraient chez eux

Lorsque le vent maudit les jette

Contre le rocher de Bizeux!...

Et, depuis lors, chaque dimanche

Quand vient à sonner la Mi-Nuit.

On voit une gabare blanche

Qui descend la Rance. . . sans bruit !

Refrain Voguez, voguez, blanche gabare!

Voguez, voguez, au gré du flot.

De Pleudihen à Saint-Malo :

C'est la Mort qui tient la barre

Quand on revient (bis)

De Saint-Malo

A Pleudihen !

Le Grand Lustukru

4ib''

LE GRAKD LUSTUKRU

Vieil air chanté par iM"' G. COLLIER et recueilli par Théodore BOTREL

Allegretto ^ S 1

Eii.ten.dez-voue dans U

piai.neCe bruit ve.nant jus .qu'a nous.

? On d\ - rait un bruit de chaîne Se trai . ^^ , roysteneux . dpcur •'

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grand Lustukru qui p.

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passe et s'en i , r<i Km.pr.r.tant dans sa be

«a.ceTous les p<'-tits oà-Oui ne dorment pas!

Très dcu.T.berct-ur.a rpi-»oii tM.

L n Ion la, Lon ion la, Ion Ion li, ll.ri;

' PourlesC^.^ '4 ,lV...rtVir ^

-a—, ■ t . „-4^.ft4-

Entendez-vous dans la plaine

Ce bruit venant jusqu'à nous ?

On dirait un bruit de chaîne Se traînant sur les cailloux :

C'est le grand Lustukru qui passe.

Qui repasse, et s'en ira Emportant dans sa besace

Tous les petits gâs

Qui ne dorment pas !

Refrain

Loti loti la, Lon loti la, Loti loti la,

lire la.

Loti la!

Quelle est cette voix démente

Qui traverse nos volets ?

Non, ce n'est pas la tourmente

Qui joue avec les galets :

C'est le grand Lustukru qui gronde,

Qui gronde. . . et bientôt rira

En ramassant à la ronde

Tous les petits gâs

Qui ne dorment pas !

fati refrain]

Qui donc gémit de la sorte,

Dans l'enclos, tout près d'ici?

Faudra-t-il donc que je sorte

Pour voir qui soupire ainsi ?

C'est le grand Lustukru qui pleure :

Il a faim et mangera

Crus-tout- vifs, sans pain ni beurre,

Tous les petits gâs

Qui ne dorment pas !

(au refrain)

Qui voulez-vous que je mette Dans le sac au vilain Vieux ?. , .

Mon Doric et ma Jeannette Viennent de fermer les j'eux :

Allez vous-en, méchant homme.

Quérir ailleurs vos repas 1 Puisqu'ils font leur petit somme.

Non, vous n'aurez pas

Mes deux petits gâs 1

iau refrain]

Par le Petit Doigt...

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