‹ Chansons et madrigauxChapitre 20 sur 32 · LÉONTINE MASSIN · texte numérisé non relu

LÉONTINE MASSIN

« La robe était exquise et fort bien ordonnée... » Très simple, grise et longue avec des nœuds grenat. Rien d'outré ni de faux dont le goût s'étonnât; Chaque volant était l'œuvre d'une journée.

De ce frisson subtil et vague environnée, Comme les épis blonde, et blanche avec éclat. Vous charmiez dans un rôle indifférent et plat, Car le geste s'apprend, mais la grâce est innée.

Je songeais : ... Cette robe est belle... le tailleur S'appelle Worth... Paris n'en a pas de meilleur... — Les frôlements légers faisaient vibrer mon âme ;

Et mon cœur, reniant la tunique aux plis lourds, Allait comme un esclave émerveillé, Madame, De la robe de soie à vos yeux de velours.

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