‹ Chansons et madrigauxChapitre 4 sur 32 · LA FUITE · texte numérisé non relu

LA FUITE

Comme j'avais baisé ses yeux plus tendrement Que si ma lèvre avait effleuré deux étoiles, La pointe de ses cils eut un frémissement ; La prunelle glissa furtive sous leurs voiles.

J'eus peur d'avoir blessé des astres endormis. Sa joue eut un éclair de rougeur, et sa bouche Qui ne défendait pas, mais n'avait rien permis. S'embellit d'une moue adorable et farouche.

Et, dans le mouvement souple qu'elle avait fait, Ses cheveux s'envolaient dénoués autour d'elle. Et, fuyante, le bruit de ses pas étouffait Ses petits cris pareils à des cris d'hirondelle.

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ETRENNESALAURE. 11

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