LA FLEUR DIVINE
Au temps de la Chevalerie Un jeune et vaillant troubadour, Dans une morne rêverie, Consumait son cœur, nuit et jour.
Chez le vieux devin du village Il s'en va quand le jour a fui :
— Sorcier, as-tu quelque breuvage Pour guérir mon mortel ennui ?
— Prends ton bâton et ta gourde, Et va-t'en chercher la fleur Qui vaincra ta douleur sourde Et qui guérira ton cœur.
Il voyagea, l'âme chagrine :
Il parcourut bien des pays, Cherchant partout la fleur divine Qui devait bannir ses soucis;