NOS TROIS COULEURS "] I
J'eus vingt ans : j'aimai la Patrie ; Alors je compris, à mon tour, Ce qu'on pouvait avoir d'amour Pour cette bannière chérie !
Le drapeau, c'est le rallîment, C'est le dernier rempart à rendrei Gloire à celui qui le défend, Honte à celui qui peut le vendre !
Quand je vois, etc.
O drapeau, glorieux symbole, Si cher à tous les cœurs français, Qui donc put nombrer tes succès, Aux jours de Jemmape et d'Aréole ?
Tes plis abritaient des héros Qui t'aimaient comme une relique, Et s'ils tombaient, leurs derniers mots Étaient : Vive la République !
Quand je vois, etc.
Foyer d'où jaillit la lumière, Éclairant tous les cieux obscurs, O Paris, bientôt, dans tes murs Viendront les peuples de la terre ! (*)
(*) Exposition de 1878.
Et pour cet immense congrès, Notre drapeau, superbe encore, Couvrira les fils du Progrès De sa grande aile tricolore.
Quand je vois nos trois couleurs, Quelle flamme Emplit mon âme !
Je me sens de nobles ardeurs
Quand je vois nos trois couleurs !