LA FETE DU TRAVAIL
(Exposition i (V- S i
Ils sont venus les temps meilleurs :
Par une fête universelle
Enfin s'ouvre l'ère nouvelle
Que vont bénir les travailleurs.
Accourez dans nos murs, pacifiques cohortes. N'aspirant aujourd'hui qu'aux utiles succès; La France rajeunie ouvre grandes ses portes A qui sur son drapeau met : Travail et Progrès,
Dans la ruche où de vos travaux Demain vont briller les merveilles.
Artisans, humaines abeilles, Apportez des trésors nouveaux.
Laissons dans le passé dormir les vieilles haines : Trop longtemps par nos cris le monde fut troublé. Formons de grands faisceaux pour nos luttes prochaines, Mais avec des outils et des gerbes de blé.
S'il nous faut de nouveaux, combats, Puisque libres nous voulons vivre, Que notre arme au moins soit le livre, Du savoir soyons les soldats.
Des préjugés fourbus renversons les idoles, Et, pour que de la nuit sorte enfin la clarté, Partout pour nos enfants construisons des écoles : C'est par l'instruction qu'on a la liberté.
L'âge d'or germe et va venir,
La vieille Europe s'humanise; '
Ce que la haine encor divise
L'amour bientôt saura l'unir. Le Progrès percera la dernière frontière, Le vieux monde sera par son souffle emporté; Nous n'aurons plus qu'un cœur, qu'une seule bannière, Notre devise à tous sera : Fraternité !