‹ Chansons et toastsChapitre 6 sur 100 · IL FAUT QUE JE PASSE · texte numérisé non relu

IL FAUT QUE JE PASSE

Jamais rien ne me lasse, Je vais toujours guidant le genre humain ; N'essavez pas de barrer mon chemin :

Il faut que je passe !

Changeant et de forme et de nom, Je suis l'intelligence humaine; Je ne connais pas d'horizon :

L'Univers, voilà mon domaine !

Le monde d'erreurs est couvert ; Pour que le voile se déchire, A l'homme, un jour, j'apprends à lire, Et je m'appelle Gutenberg.

Jamais rien ne me lasse, Je vais toujours guidant le genre humain N'essayez pas de barrer mon chemin :

Il faut que je passe !

Je suis Galilée et Newton, Les cieux ne sont plus un mystère; Je suis l'esprit et la raison,' Alors je me nomme Voltaire.

Bientôt, ô sublime clarté !

Éclairant des routes nouvelles, Pour que la pensée ait des ailes., Je m'appelle Électricité.

Jamais rien ne me lasse, Je vais toujours guidant le genre humain ; N'essayez pas de barrer mon chemin :

Il faut que je passe !

Hélas ! longtemps chez les mortels Régna l'Ignorance qui ronge; J'ai vu s'élever des autels Pour l'Imposture et le Mensonge.

J'ai vu le globe ensanglanté Par le Fanatisme sauvage.

Allons!., fous!., livrez-moi passage Je m'appelle la Vérité.

Jamais rien ne me lasse, Je vais toujours guidant le genre humain ; N'essayez pas de barrer mon chemin :

Il faut que je passe !

Des hommes j'ai vu la moitié, Monstres faits d'orgueil et d'envie, Torturer l'autre sans pitié, Pour la maintenir asservie-.

Peuple, longtemps persécuté Par les préjugés et les haines, Je viens enfin briser tes chaînes :

Je m'appelle la Liberté.

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