‹ ChansonsChapitre 123 sur 201 · LA CONFIDENCE · texte numérisé non relu

LA CONFIDENCE

Tu m'as fait une confidence Et je t'en dois une en retour.

Anna, ma compagne d'enfance.

Écoute-moi sans indulgence :

Je te parlerai sans détour.

Ce n'est pas un amour vulgaire Qui pouvait surprendre mes sens ; Mon esprit n'est pas téméraire ; Et j'ai compris l'amour d'un frère A l'amitié que je ressens.

Son âme est loyale et limpide ; Sa conscience est un miroir.

On sent une raison rigide Qui le maintient et qui le guide Dans le droit chemin du devoir.

Il a toutes les espérances

Que d'autres sèment devant eux ;

Et, dans Tâge des défaillances,

Il a conservé les croyances

Qui peuplent les cœurs généreux.

Son langage ne sait pas feindre , Sa parole est douce sans art.

Ses yeux se lèvent sans rien craindre ; Ce qui rampe ne peut atteindre A la hauteur de son regard.

Un soir, dans une causerie, Il me parla de ses parents , De ses amis , de sa patrie ; Je l'écoutais tout attendrie ; Et j'ai senti mes yeux pleurants.

S'il me disait un jour qu'il m'aime, J'en aurais uq extrême efiroi...

J'en aurais un plaisir extrême , Et je lui répondrais de même , En lui disant : Pardonnez-moi !

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