MAY
(fabliau.)
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
(Vieille cdassox. )
« May ramène les longs jours C'est trop être endormie ;
May réveille les amours :
Réveillez-vous, ma mie.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Viens voir si l'oiseau des bois Chante toujours de même ,
Et si les fleurs à ta voix Répondront que je t'aime.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may ! »
CHANSONS. Jli
Jeanne entend son amoureux Chantant sous sa fenêtre ;
Elle éveille ses grands yeux , Qui ne dormaient peut-être —
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Jeanne s'habille, elle accourt,
Sans faire sa prière ; Elle a corsage plus court
Et jupe plus légère.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
« Bonjour , Jeanne , fleur de thym ,
Qui brilles sans parure, Fraîche comme le matin,
Simple comme nature.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Viens : au bois nous trouverons Un feuillage bien tendre ,
Où, tout bas, nous nous dirons Ce qu'on ne doit entendre.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Nous secourons sous nos pas Lés pleurs de la rosée;
Viens t'appuyer sur mon bras....
La route est malaisée.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Pose ton front près du mien ;
Mets ta main dans la mienne :
On dit que , pour s'aimer bien ,
Il faut qu'on se soutienne.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Ti'ois baisers tu me devras Sur ta bouche mignonne ;
Celui-ci ne compte pas — »
C'est Jeanne qui le donne.
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Laissez-les au bois s'enfuir.
Dans la plus sombre allée ;
Jeanne voudrait revenir ; Mais elle est si troublée ! . . .
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !
Frais lilas , plantes des champs , Ouvrez vos fleurs nouvelles ;
Fauvettes j dites vos chants ; Aimez-vous , tourterelles !
Oh! may!
Oh! may!
Oh ! le joli mois de may !