‹ ChansonsChapitre 72 sur 92 · SERREZ LES RANGS · texte numérisé non relu

SERREZ LES RANGS

Aib du Cabaret.

Mes amis, j'ai l'arae alarmée , Je vous l'avoûrai sans détour , Quand de Momus je vois l'armée Se disperser de jour en jour.

De la gaîté pour sauver l'arche, Jeunes soldats et vétérans, Le verre en main, en avant, marche.

Serrez les rangs ! serrez les rangs !

En nous créant à son image, Du néant quand Dieu nous sortit , Dans sa bonté prudente et sage, Pour tout mot d'ordre il nous a dit : « Sur vos besoins , sur vos misères, « Ne soyez pas indifférents ; « Je vous ai fait pour vivre en frères. « Serrez les rangs ! serrez les rangs !

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Aux champs affreux de la Russie, Lorsque la mort planait partout, On a vu d'une compagnie Un seul soldat resté debout; En gardant sa fière attitude, Entre les morts et les mourants, Il répétait, par habitude :

« Serrez les rangs ! serrez les rangs ! »

Je trouve un dîner détestable (Sans doute vous m'approuverez) Lorsque je vois sur une table Deux ou trois flacons égarés.

Vivent ces fêtes sans pareilles, Dignes de nos premiers parents, Où l'on dit à trente bouteilles :

« Serrez les rangs ! serrez les rangs ! »

Chaque jour au trépas nous mène, Grâce aux soins de la Faculté ; Mais la Parque de son domaine Fait les honneurs avec gaîté...

Elle chante, quand elle entasse Riches, pauvres, petits et grands :

« Il faut que chacun ait sa place...

« Serrez les rangs ! serrez les rangs !

RONDE

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