‹ ChansonsChapitre 10 sur 55 · L’AMITIÉ · texte numérisé non relu

L’AMITIÉ

•Ain: . Y*

Doucf. et consolante amitié, Dont la pure et divine flamme Ouvre les cœurs à la pitié,

Et donne de la force à l’ame !

Hélas ! j’ai de faibles accens Pour peindre tes vertus sublimes :

Fais-moi chanter comme je sens Les feux dont toujours tu m’animes.

L’amitié, dès que l’homme est né, De l’enfance adoucit les larmes ; Dans un âge plus fortuné De l’amour elle accroît les charmes; Elle offre encore des attraits Au vieillard qui chancelle et tombe :

Ses pleurs arrosent les cyprès Dont l’ombre protège la tombe.

Du riche les festins pompeux ,

Dans des lieux où l’orgueil réside , Valent- ils tes repas joyeux Que l’aimable gaîté préside ?

Servi par d’insolens laquais,* Quand à la débauche il se livre; Nous, dans nos modestes banquets, La seule amitié nous enivre.

Au palais des rois l’amitié Bien rarement montre ses charmes ; Mais malheur au trône étayé Par la terreur et par les armes !

Tyran qui n’as pas un ami,

Crains le poignard de tes esclaves ; Ton corps , par le volcan vomi , Roulera brûlé dans les laves.

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