UN ETE
Depuis bien longlemps
Jattonds Que le baromèfre
Mon maître , Ait du b(tn côté
Monté , Afin que je pnisse,
En Suisse, Faire quelque jour
Un tour.
Hélas! quelle amèrc
Chimère !
Encore un été
Raté!
Mai trempé de pluie
S essuie.
Juin s'en est allé
Gelé; Juillet sent la dure
Froidure ;
CHANSOXS NOUVELLES. 107
On s'enihnme en août
l'artûut , Pour prendre en septembre
La chambre.
On attend trois fois
Par mois Que change la Urne;
Mais I une Pleure a.ux deux premiers
Quariiers , Pleure à son troisième
De même, Et cède en plenrant
Son rang A l'autre meilleure
Qui pleure !
Et pourtant les blcs
Coulés , Quand les froids sévissent .
Mûrissent Sans savoir, ni moi ,
Pourquoi ; Mais par un usage
Fort sage.
Le raisin aussi
Grossi Xous fera d'étranges
Vendanges.
108 GLSTAVE XAUALD.
Remontant le cours
Des jours , Je me remémore
Encore De gais et chantants
Printemps , De douces et bonnes
Automnes.
Est-ce effet des ans
Pesants?
Est-ce ton mirage,
Jeune âge?
Soleil à moitié
Xoyc , Toi qui sous des taches
Te caches , Lune au pâlissant
Croissant , Qu'une bonté granJc
Vous renJe Votre éclat ancien ,
On bien Que notre jeunesse
Renaisse !
Un jour nos enfants
Savants Trouveront sans doute,
En roule ,
CHAXSOXS XOUVELLES. 109
Un ou deux flambeaux
Nouveaux ; Qu'ils plaignent leurs piètres
Ancêlres Morts en cet endroit
De froid , Races endormies ,
Momies !