LE CHANT DU COQ
Air : Du vieux Drapeau.
La nuit sur la voûte étoilée Promène son char de saphir; L'oiseau, la branche et le zéphyr, Tout repose dans la vallée.
Le coq, du sommet de la tour, Par ses chants devance l'aurore :
Entendez-vous sa voix sonore ?
Braves Gaulois, voici le jour. (bis.)
A sa voix, avec les ténèbres De l'univers la terreur fuit.
Les hiboux, enfans de la nuit, Interrompent leurs cris funèbres.
Le coq, du sommet de la tour, A déjà proclamé l'aurore; Entendez- vous sa voix sonore?
Braves Gaulois, voici le jour! (bis.)
Le dieu du jour sur nos montagnes S'élève éclatant de splendeur :
Le chant de l'oiseau précurseur Résonne au loin dans nos campagnes.
( i3 ) Le coq, du sommet de la tour, Chante et vous sommeillez encore l Entendez-vous sa voix sonore?
Braves Gaulois, voici le jour! (bis.)
Les moissons de nos riches plaines Se convertissent en impôts, Et du nectar de nos coteaux Jamais nos coupes ne sont pleines.
Le coq, du sommet de la tour, Aux combats vous appelle encore :
Entendez- vous sa voix sonore?
Braves G-a-ilois, voici le jour! (bis.)
Des nobles enfans de la Gaule Le coq, par Brennus illustre, A vu notre étendard sacré Flotter au pied du Capitole.
Le coq, du sommet de la tour.
Nous verra triompher encore:
Entendez-vous sa voix sonore?
Braves Gaulois, voici le jour ! (hi's.)
Ainsi, brûlant d'un saint délire.
Chantait un vieux Barde éploré;- Mais le Gaulois dégénéré Était sourd aux chants de la lyre.
Le coq avait fui de la tour, Et le Barde disait encore :
Entendez-vous sa voix sonore?
Braves Gaulois, voici le jour? (bis.)
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