‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 105 sur 259 · LA PETITE BERGERE · texte numérisé non relu

LA PETITE BERGERE

Andantiuo.

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Il y a six mois que c'était le printemps. Je conduisais sur Therbetto naissante Mon petit troupeau, ma famille bMante.

J'ai commencé mon devoir à quinze ans, J'ipnorais lout, j'étais trop innocente.

J*ignorais tout, jusqu'au point de Tamour. Je ne craignais que d'entrer ma chaumière Solette au bois, je restais la dernière ; Kn m'amusant, je filais tous les jours: Je n'y craignais que le loupz-et nia mère.

ir.

nS CHANSONS D'AMOUR

Par un beau jour vint à passer GoIiiL Que fais-tu là, ma petite bergère ?

Ah I j'en suis là^ dans ce bois solitaire. Tiens me tirer de ce mauvais chemin, Tends-moi le bras comme si j'étais ton frère.

Au lieu du bras, je lui tendis la main

Pn lui disant ce langage si tendre :

Oh I oui, je t'aime, je ne peux m'en défendre.

J'aurais voulu agrandir le chemin,

Tant de plaisir que j'avais à l'entendre.

Adieu , bergère, je te quitte en ce lieu, Je vais rejoindre mon autre bergère ; Elle est là-haut dans ce bois solitaire. Tout en disant : Viendra-t-il, mon aimant ? Je n'ai donc plus que mon chien pour fidèle ?

Ingrat galant, tu me quittes en ces lieux. Qu'ai-je sur moi qui puisse te déplaire ? Ne suis-je pas plus fraîche que la rose ? Tous tes discours sont gravés dans mon cœur; En faudrait-il t'y répéter la chose ?

Dicté par Joseph Brédy, dit Lafleur, à Céyzériat (Ain).

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