LA BKLLE AU BOIS
L'.iulro jour, jo m'y promène
Le long de ce grand bois.
Oh ! j'ai entendu
Une haute voix.
Je me suis-t-approché d'elle
Pour la voir.
La nUe est encore jeune, Le se mit à pleurer, Oiant : Vierge Mario, Sauvez-moi !
J'en suis Tille perdue Dans ce bois !
N'ayez point peur, la belle, N'iiyez crainte de rien : (bis) Donnez-moi votre cœur en amiti«'*.
Je vous donnerai le mien Pour entretien.
DiiMt'î par Joanno Viipnon, fonimc ChrrH, à Oyzi'rial Ain
M/VIUK
fm ^ w»! —
Le long de la Croix-Rouge, Tout en m'y promenant.
J'ai rencontré Marie, Marie qui pleurait.
Dessus son blanc visage J'y ai pris un doux baiser.
Passant devant sa porto, A l'heure de minuit, Je lui ai dit: Marie, Marie, viens m'ouvrir.
bis
Je n*ouvro point ma porte A riieure de minuit.
Monte par la fenêtre !..
La plus proche de mon lit.
Au jardin de mon përe, Un bel oiseau il y a, Que nuit et jour il chaule :
Galant, tu perds ton temps, Galant, lu perds tes peines, Tu manges ton argent.
Si j'ai perdu mes peines.
J'ai bien passé mon temps.
Voici la récompense, j ,.
Marie, que j'ai devons, f
UIANSONS IVAMOTH :ni
Te souvienl-il, Marie, Oiiand nous étions nous deux.
Passant la nuit ensemble
(iomnie deux amoureux? ^
/fis
Pierre, mon ami Pierre, Pourquoi le dites-vous?
Ne suis-je pas si belle.
Tout comme auparavant?
IMcrre, mon ami Pierre, Tu n*es plus mon aimant.
Dicl»» par Jcaiiin' Vu^non, fi'inmo Clicrol, à C«*yzérial (Ain).
PASSANT PAR UNE BRUxME
Dimanche, après vêpres.
Le soir après souper, Tussunl par une brume, Jo vois unerlarlé.
Croyant quo c'était ma mie.
Je suis allé la saluer.
Ouvrez-moi un peu la porte.
Belle, si vous m'aimez.
J'en suis à votre porte.
En grand désir d*cntrer.
bis
Si vous savez, la belle, | . .
Comme nous sommes là; ) .Nous sommes dans la neige Jusiju'au milieu du do^.
ffy
rOlNON-, MA MIE
Il y a-l-uii garroii dans collu ville IJiii fait Tamour à-t-uiie iillo.
Le premier coup qu'il y a été, Son coii^é V\ a été donné.
T'en souvicns-lu, Toinou, ma mi«», Ouand nous étions dans la prailie'?
Tu m'as promis plus de cenl fois Mue je ti; mettrais la liai^ue au doif:l?
Ouanil nous étions dans la prailic*.
J'étais encore toute petite ; Kt à présent que j'en suis ^^and.
J'aurai les soins d'un autre aimant
' AiitoJiH'Kc.
* Prairie.
LE VIJNGT-CJNQ DU MOIS D'AVRIL
Le vingt-cinq du mois d'avril.
Que mon aimant doit revenir.
Bonjour Josophle, Ne le souviens-tu pas De nos amourettes ?
Ne me les ticns-tu pas?
Oh! oui, oh! oui, mon cher Louis.
Je vous les ai toujours promis, De vous attendre, (la serait charité, De vous y prendre (Juante vous reviendrez.
Josephtc, on me dit tous les jours
Que «raulr' aimants t'v font Tamour.
Çi m'y chagrine,
M'v cause de tourment
D'enteiulre dire
Que lu changes d'aimant.