‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 189 sur 259 · LE VINGT-DEUX DU MOIS D'AVRIL · texte numérisé non relu

LE VINGT-DEUX DU MOIS D'AVRIL

Le vingt-deux du mois d'avril, Camarades, il faut partir ; Partons, partons, chers militaires, Il faut tous partir pour TAngleterre.

A peine sont-ils arrivés.

Que les canons sont tous braqués.

Ils ont bien tiré cinq ou six heures, Sans avoir aucune blessure.

Le colonel vient à passer :

N*a-t-il point de soldats blessés?

Oh! non, oh! non, mon colonel.

Il n'y a que moi, le porte-enseigne.

Oh! porte-enseigne, mon ami.

Te fftche-t-il bien de mouri?

Tous les regrets que j*ai au monde, C*est de mourir sans voir ma blonde.

Mon bon ami, n'engage rien.

Tout ne te servira de rien.

N'engage rien dans ce monde, Car ma blessure est trop profonde.

Dieli- par Jeanne Vugnuri, femme Cliorel, à Ceyïériat (Ain

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