MON PETIT CŒUR VIT SANS SOUCI
oh ! que les femmes soiil folles
D'obéir à leurs maris !
J'on ai bien un comme les autres.
Mon pelilcœur vil à son aise ;
Je lui fais bien obéi;
Mon petil cœur vil sans souci.
Mon mari, je m'en vas à la messe;
Tu balieras ma chambrelle,
Tu feras aussi mon lit,
Mon petil cœur vil à son aise.
Tu feras aussi mon lit,
Mon petit cœur vit sans souci.
Quand la dame arrive :
Tu n*as pas balié la chambretle.
Tu n'as pas fait mon lit.
Mon petil c<pur vit à son aise.
Tu n'as pas fait mon lit.
Mon petit cœur vil sans souci.
Mon uiai'i, ji; iii'cii vas au bal.
Tu apportera» la lauterne, Mon manteau pour me couvri.
Mon petit cœur vît à son aise.
Mon manteau pour me couvri.
Mon petit ca>ur vit sans souci.
Quand le mari arrive, Les dames se mettent à dire:
Voilà un gentil mari, • Mon petit cœur vil k son aise, Voilà un gentil mari, Mon petit ca'ur vil sans souci.
Il mérite un coup à boire ; Il faut aller on quéri, {bis) Mon petit cœur vit à son aise, Il faut aller en quéri, Mon petit cœur vit sans souci.
Le bon vin c*est pour les dames, L*eau-de-vie pour les maris.
S'ils n*en veulent encore boire, Mon petit cœur vit à son aise, Faudra n*en aller quéri, Mon petit cœur vit sans souci.
Dicté par Antoiiieltc Basset, femme Perraud, à Rossilloii (Ain*.
J'AIMK ÏA.NT MON xMARI
Mon mari est bien malaiie, H a la fièvre. Dieu merci !
Il m*a demandé des pommes.
Des pommes de mon pays.
J*aimetanl, tant, tant, J*aime tant mon mari.
Quand je fus sur la montagne, J*entendis sonner pour lui.
Je pris à ma main mes ga-
[loches.
Je me mis vite à couri.
J'aime tant, tant, tant, J*aime tant mon mari.
Moi, qui suis si diligente.
Je fus vite Teu quéri.
Je partis à la Pentecôte, Je revins au mois d*avril.
J*aime tant, tant, tant, J*aime tant mon mari.
En entrant dedans la chambre. Il est étendu sur le lit.
Dedans cinq aunes de toiles Qui B*avaient jamais servi.
J*ainie tant, tant, tant, J*aime tant mon mari.