SATIRIQUES ET BACHIQUES
JEANNETOJN
AU
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L'autre jour je m'y promène, J*aUt-aperçu Jeanneion Qui dormait 8ur rherbelle, Faisant paître ses moutons. Je m'approche et je lui prends Son petit traderi, traderi la derirette. Je m'approche et je lui prends Son petit panier d'osier blanc.
Quand la belle s y réveille, S'y réveille en pleurant.
Regardant tout autour d'elle.
Ne trouvant plus son panier :
On me Ta pris bien joliment Mon joli traderi, traderi la derirette, On me l'a pris bien joliment Mon petit panier d'osier blanc.
Mon panier n'est pas à vendre- Ni pour or, ni pour argent.
C'est un gage que ma mère M'a recommandé souvent.
Elle m'a dit : Garde-le bien Ton traderi, Iraderi la derirolte, ' Elle m'a dit: Garde-lo bien, (Juc persoune n'y niotle rien.
Va, n'écoule pas la mère, C'est tout des contes de grand.
Quand elle était à Ion Age, Elle en faisait bien autant.
Elle n'a pas toujours gardé Son traderi, traderi la doriretle, EUe n'a pas toujours gardé Son joli petit panier
Dicté par Marie layr, feiuiiie Viipnoii, ù Ccyzprial (.\iii
L'APOTHICAIKE
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Dans Paris, il y a-t-une dame Cent fois plus belle que le jour ; Elle y avait une sorvante Qui aurait {ter) voulu, Qui aurait voulu en être aussi belle ; Jamais n'a pu.
Elle s*en va chez Tapothicaire :
Monsieur, en vendez-vous du fard?
Monsieur, combien le vendez-vous l'once?
C'est deux {ter) écus.
Pesez-moi-z-en une demi-once ; Voilà Técu.
A son chemin, elle fit rencontre Soa cher aimant du temps passé.
Où allez-vous, jolie coquette, Si hien [ter) fardée?
Vous en avez la peau plus noire Qu'un chaudronnier.
Elle s'en va chez l'apothiciiire :
Monsieur, que m'y avez-vous vendu ?
Je vous ai vendu du cirage Pour vos((er) souliers.
Ce n'est pas la mode aux servantes De s'y farder.
Uictc }iai' Joseph Bivdy, dil Utltiir, à i>ïiPiial .