A PEINE AVAIS-JE QUINZE ANS
A peine avais-je quinze ans Quand ma mère me mit au cou- Sans savoir, on vérité, [vent.
Si Ton gronde, si Ton s*y fâche.
Je croyais, en vérité, Que tout y était sucré.
Moi, qui suis bien paresseuse Et qui ai bien mal au cœur, Je me réveille de bon cœur En faisant la sourde oreille.
Quand je fus à Toraison, Je m*assis sur mes talons.
A cinq heures du matin.
Quand on sonne la clochette, r/est la sœur qui nous réveille Avec son drelin^ din, din :
Au nom de Dieu, levez-vous.
Pour adorer votre époux.
Quand l'oraison fut faite,
La mère vient me demander:
Ma fille, qu'avez-vous pensé
Au sujet de ce mystère ?
Ma mère, je vous demande par-
Je n'ai pas fait mon oraison.fdon,
Apprenez, petite sotte.
Quand on est dans la retraite, C*est pour apprendre à aimer Dieu, A être docile et sage.
A votre âge, je savais Mon office et mon chapelet.
Dicté par G)nftantine Bardet, de llerpuis, commuoe de Serrières-sur-Aio.