LA CHARITÉ
Lo bon Dieu s*habille en pauvre,
Par lo monde il s'en va, Il s'en va tout droit à la porto,
A la porte d'un château.
— Monsieur qui êtes sur la porte.
Faites-moi la charité?
— Quo veux-tu que je te donne, Je n'ai rien à te donner.
— Doiinoz-moi seulement les miettes Oui sont dans votre mantye*,
— Mes miettes, mes miettes.
Sont pour mes petits chiens blancs.
Mes petits chiens me prennent des lièvres Et toi, tu ne m*en prends point.
— Madame qui êtes h la fenêtre.
Faites-moi la chnrité?
— Montez, montez, mon bon pauvre.
Montez, montez vous chaulFer.
Au moment où il monte.
On était après souper.
La Dame prend son assiette.
Au pauvre lava donner.
' .N.ipl»'-.
Irt PRIÈRES KT LÉGENDES RELIGIEUSES
La Dame dil à la servante, — Mène le pauvre coucher.
— Ceux qui nourrissent les pauvres
Doivent les mener coucher.
La Dame prend la chandelle, Mène le pauvre coucher.
Tout en entrant dans la chamhre Elle fut toute illuminée :
— Oh! dites-moi donc bon pauvre,
D'où vient cette clareté ?
— Ce sont vos bonnes œuvres, Madame.
Qui sont partout épanchées.
Quant à votre mari, Madame,
Il moitrira celte nuit.
Quant à votre mari. Madame,
Son i\me ira en enfer.
Quant à votre servante, Madame, Trois démons viennent la chercher.
— Oh ! dites-moi donc, bon pauvre.
Est-ce que je serai damnée ?
— Oh ! sovez sans crainte. Madame, En Paradis vous irez.
Voilà ce que c'est. Madame, De faire la charité.
Dhlro par rjaiidiiif .Mnrel, foinnic Eoi^las, à C('v/«'Tial Ain
H-^fM^-V,-^