DANS LA PRAIRIE
Andantino.
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Là bas dans la prairie J'étais ma foi réjouie ; Le premier liomme qui passe (Vêlait un vaillant chasseur.
Ji5 suis-t-égaré, ma bergère.
Montre-moi donc le chemin.
Tirez à votre droite.
Votre chemin n*est pas loin.
Ce beau Monsieur la regarde D*un air en s'y souriant ; Que tu es belle et charmante.
De quoi vis-tu belle enfant?
0 CHANTS LÉGKNDAIRKS KT ANKCDOTIQUES
Vis-tu comme la reine.
De pain blanc, bécasses et perdrix?
Je vis des pommes de terre.
De la soupe seulement;
Chez nous les hommes et les femmes
N'en vivent pas autrement.
Pour ta boisson, ma bergère.
Bois-tu du chocolat?
De Teau de cette fontaine Monsieur que vous voyez là, La chose est plus souveraine (^uo toutes ces choses là.
Pour Ion blanc lit, ma ber^èriî.
Sur quoi couches-tu donc?
.Ir coui'ho sur la paille.
Sur un mauvais matelas.
Jamais ni lièvres ni rhumes M'ont attaqué Testomac.
Pour l'hahilhîr, ma hcr^èrr, (lommonl t'habilles-lu donc?
('>e n'est j)as moi qui m'hahilli'.
C est mon aimable berger.
Oui vient faire ma toilette Tous les malins me friser.
Dicté par Joseph Brudy, d t Latlcur, à Ceyzériat (Ain),
JKANNKTOJN LA BERGER i:
Andaiiiino.
I/aulrt- ilit jour, Itî beau biTgor ilu bois
Mr Va permis ' plus de cent iiiilbi fois
Qu'il uic serait toujours lid«»b»
Oh, mais Tiugrat, il m'a trompé
Dessus SCS blancs moulons ji» saur.ii ui«' v«*mi:»t
Oh dis-mai doue ber^èn; Jeauu«'lon
Oue tout t\' fait, mes jolis blaiies mouton
<^ue tu les frappes avee rolêre.
Oh dis moi doru\ s'ils t*onl mampit*
• iaressf les moutons chAtie le berger.
IVrmi*, pour i»r"mi>.
Tes blancs moutons, je voudrais que le loup • Dedans ce bois te les dévore tous, Par punition, ingratitude.
Oh ! que mon cœur serait content, D'y être délaissée de ce mauvais aimant.
Mes blancs moutons n'en veulent point marcher
Sans la conduite de leur berger.
Oh! de tant loin que je les appelle
Ils entendent fort bien ma voix
Ils sont venus à moi jusqu'au milieu du bois.
Dicté par Joseph Brédy, dit Latleur, à Ceyzcriat (Ain.)