‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 52 sur 259 · LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE

La haut, la haut dodans la tour, L'y a-t-une princesse à mes amours.

Qui voulait bien s*y marier, Son père Ta bien empêchée.

Son père s*en fut chez le geôlier, Mettez ma fille dans les cachots, Dans les plus profonds do la tour.

Qu'on n*y voit ni soleil ni jour.

La belle a bien resté sept ans, Sans que personne Tai visitée.

Au bout de la septième année, Son père s*en fut la visiter.

Bonjour ma fille, comment ça va, Bonjour mon père, ça no va pas, J'ai un côté rongé des vers, Et les pieds pourïis dans les fers.

Oh mon père ! si vous aviez.

Cinq à six sous à m'y donner, Je les donnerais au geôlier, Pour qu'il me desserre les pieds.

Pour de l'argent nous en avons.

Des mille ainsi que des millions.

Si vos amours viennent à changer, Pour de l'argent, vous en aurez.

Auparavant que d'changer mes amours J'aimerais mieux pourrir dans la tour.

Dedans la tour lu pourriras, Pour de l'argent tu n'en auras pas.

Son cher aimant passe par là.

Doux mois d'écril lui jette en bas.

Il y avait sur ce mot d'écrit, Faites la morte ensevelie.

Ils sont venus pour Tenterrer, Quarante prôtrcs autant d'abbés, Son cher aimant les voit passer, Arrêtez, prêtres, arrêtez.

Arrêtez, prêtres, arrêtez, C'est ma mie que vous emportez.

C'est ma mio que vous emportez ; Morte ou en vie, je veux Tombrasscr.

Son cher aimant prend son couteau.

Le drap de mort coup'on morceaux.

(Juand la beU'a vu son aimant, Lui saut'au cou en l'embrassant.

nicl<' par Jeanne Viignon, femme Chercl, à Ccyzcnat (Ain\

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