LA FILLE DE LORRAINE
II est une lillc en Lorraine Que sa beauté lui fait de peine, La mère la va toujours peignant Avec un beau peigne d'argent.
Kilo ne fut pas moitié peignée (Juo trois soldats Font enlevée.
La mère leur va après pleurant.
i)h ! Messieurs, rendez-moi ma fille.
(iO n'est pas pour vous
Que je l'ai élevée.
Ce n*est pas pour nous que nous l'emmenons.
(Vesl pour monsieur le colonel.
De tant loin nu il la vit venir. . , .
Ile rire ne put se tenir. )
Voilà la fille d«* plaisance:
F'aites la monter dans ma chambre.
Tout en montant les escaliers, . , .
)bù
La belle se mit à pleurer.
Faut-il que dans cette maudite chambre.
Faut-il que mon Seigneur j'offense !
Avant que d'offenser Dieu, j .
Laissez-moi un peu prier Dieu. ) Elle a prié de bonne grâce; Voilà la belle qui trépasse.
Dicté par Marguerite Allard, à Legmcnt (Ain).
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