LA FILLE D'UN CABARETIER
C'est la fille d*un cabareiicr, Tout en s'y allant promener^ S'y promenant toute solotto, Comme une fille honnête.
A son chemin Ta rencontré Trois libertins, l'ont arrêtée :
Arrête, arrête, jolie fille.
Dans ce grand bois, vous êtes prise.
Je ne porte rien sur mon corps IJue ma bague otma chaîne en or.
Tenez, je vous la donne; Mais je vous défends ma personne.
Nous aurons bien ta bague en or, Ta chaîne, aussi ion corps.
Je combattrai jusqu'au trépas; Mais mon corps, vous l'aurez pas
J'aime mieux cent coups de lance Que si mon Dieu j'offense.
Le premier coup qui lui ont donné, La belle a renversé.
Le plus jeune des trois a dit :
Nous pourrons nous en repentir.
Otons ce corps de ce passage; Enterrons-le dans ce bois bocage.
Quand ils furent bien promenés, Ils parlèrent de déjeuner.
Ils frappent à la porte du père Que la fille en était morte.
Ils n'en furent pas mi-déjeuné Que rhôtesse vint pour compter.
Tout en tirant l'argent de bourse, La bague tombe à grande course.
Khôtossc qui était tout prêt, La bague on or Ta ramassée.
Cet anneau d'or est bien jolie ^uo vous coùte-t-il, je vous en prie?
Nous no Tavons point acheté^ Madame Thôtesse, sans vous mentir.
Un jour, passant devant l'église, Nous Tavons vue, nous l'avons prise.
Taisez-vous, mauvais larron, Vous m'y parlez de trahison.
Cet anneau d'or est à ma fille.
Je veux la voir morte ou en vie.
Lrplus ji'une des trois s'est accusé:
Oui, Madame, nous Tavons tuer.
\\h*'A là haut dans ce bois bocage.
Vous la trouverez sous le feuillaire.
Ils les ont pris, les ont menés Dans la forêt, les ont brûlés.
Leurs corps criaient : vengeance!
Tout rsl fini par leurs offenses.
Ihrii» par JoaniiL* Vu;:non. f»*ninio Cliorcl, û Cfvzérial 'Ain .