‹ Chansons populaires de l'AinChapitre 82 sur 259 · LA FILLE D'UN CABARETIER · texte numérisé non relu

LA FILLE D'UN CABARETIER

C'est la fille d*un cabareiicr, Tout en s'y allant promener^ S'y promenant toute solotto, Comme une fille honnête.

A son chemin Ta rencontré Trois libertins, l'ont arrêtée :

Arrête, arrête, jolie fille.

Dans ce grand bois, vous êtes prise.

Je ne porte rien sur mon corps IJue ma bague otma chaîne en or.

Tenez, je vous la donne; Mais je vous défends ma personne.

Nous aurons bien ta bague en or, Ta chaîne, aussi ion corps.

Je combattrai jusqu'au trépas; Mais mon corps, vous l'aurez pas

J'aime mieux cent coups de lance Que si mon Dieu j'offense.

Le premier coup qui lui ont donné, La belle a renversé.

Le plus jeune des trois a dit :

Nous pourrons nous en repentir.

Otons ce corps de ce passage; Enterrons-le dans ce bois bocage.

Quand ils furent bien promenés, Ils parlèrent de déjeuner.

Ils frappent à la porte du père Que la fille en était morte.

Ils n'en furent pas mi-déjeuné Que rhôtesse vint pour compter.

Tout en tirant l'argent de bourse, La bague tombe à grande course.

Khôtossc qui était tout prêt, La bague on or Ta ramassée.

Cet anneau d'or est bien jolie ^uo vous coùte-t-il, je vous en prie?

Nous no Tavons point acheté^ Madame Thôtesse, sans vous mentir.

Un jour, passant devant l'église, Nous Tavons vue, nous l'avons prise.

Taisez-vous, mauvais larron, Vous m'y parlez de trahison.

Cet anneau d'or est à ma fille.

Je veux la voir morte ou en vie.

Lrplus ji'une des trois s'est accusé:

Oui, Madame, nous Tavons tuer.

\\h*'A là haut dans ce bois bocage.

Vous la trouverez sous le feuillaire.

Ils les ont pris, les ont menés Dans la forêt, les ont brûlés.

Leurs corps criaient : vengeance!

Tout rsl fini par leurs offenses.

Ihrii» par JoaniiL* Vu;:non. f»*ninio Cliorcl, û Cfvzérial 'Ain .

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